Un conseiller municipal RN de Béziers a annoncé avoir quitté le parti après avoir été filmé en train de chanter «Maréchal, nous voilà», un chant de la France de Vichy, lors d'une soirée privée. La vidéo, diffusée sur les réseaux sociaux, a suscité l'indignation et conduit à l'ouverture d'une procédure disciplinaire par le parti.
Les faits et la réaction du parti
La scène s'est déroulée le 6 juillet 2025, lors d'une fête privée organisée par un collectif d'extrême droite. L'élu, âgé de 34 ans, y interprète le chant pétainiste, suscitant des applaudissements. Le RN a immédiatement condamné ces agissements, rappelant que de tels comportements sont contraires aux valeurs du parti. Le président du groupe RN à Béziers a annoncé l'ouverture d'une procédure disciplinaire, soulignant que «le parti ne tolère aucune apologie du régime de Vichy».
La démission de l'élu
Face à la polémique, le conseiller municipal a présenté sa démission du parti, tout en conservant son mandat local. Dans un communiqué, il a exprimé ses regrets, affirmant avoir «cédé à une blague de mauvais goût» et assurant n'avoir «aucune sympathie pour le régime de Vichy». Il a toutefois critiqué la réaction du RN, qu'il juge «disproportionnée».
Cette affaire intervient dans un contexte de tensions internes au RN, où la ligne de Marine Le Pen tente de se distancier des héritages les plus radicaux de l'extrême droite française. Selon un sondage Ifop de juin 2025, 62% des Français estiment que le parti n'en fait pas assez pour lutter contre les dérives identitaires.
Réactions politiques
Plusieurs personnalités politiques ont réagi. Le député LFI de l'Hérault a dénoncé «un incident révélateur de la véritable nature du RN». De son côté, la maire PS de Béziers a appelé à une «condamnation claire» de ces actes, tandis que le préfet de l'Hérault a annoncé saisir le parquet pour «apologie de crime contre l'humanité».
Le RN, de son côté, a rappelé que l'élu avait déjà été exclu du parti pour avoir participé à une manifestation non autorisée en 2023. Cette nouvelle affaire relance le débat sur la stratégie de normalisation du parti, alors que les législatives de 2027 se profilent.



