La maire de Sainte-Terre ciblée par des actes malveillants répétés
Une série d'incidents inquiétants secoue la commune de Sainte-Terre, dans le Libournais. Agnès Alfonso-Chariol, la maire de la localité, a été victime à plusieurs reprises de la dispersion de clous de tapissiers destinés à crever les pneus de son véhicule. L'élue, visiblement excédée par ces agissements, a finalement décidé de porter plainte auprès des autorités compétentes.
Des incidents qui se multiplient
Les premiers événements remontent à la soirée du 15 mars, immédiatement après les élections municipales. Agnès Alfonso-Chariol raconte : « Ma voiture était garée toute la journée devant la mairie. Nous sommes partis remettre les résultats en mairie. À l'aller, je n'ai pas fait attention, mais au retour, le voyant d'alerte était allumé. » Contrainte de se garer rapidement, elle a dû se faire ramener.
Le lendemain, la découverte est plus explicite : trois des quatre pneus de son véhicule sont crevés, perforés par de vieux clous de tapissiers. « Une secrétaire de la mairie en a aussi trouvé un dans son pneu… » ajoute la maire, montrant que ces actes ne se limitent pas uniquement à sa personne.
L'escalade jusqu'au domicile
L'affaire prend une tournure plus grave lorsque, le lendemain, c'est au tour de son époux d'être bloqué à Vignonet après un déplacement, avec deux pneus à plat. « Là encore, des clous de tapissier plantés dans le pneu, il a fallu faire dépanner la voiture. » Mais le point culminant survient le vendredi 10 avril, lorsque la maire découvre une nouvelle fois ses quatre pneus crevés, cette fois-ci directement à son domicile.
« Nous nous sommes fait prêter un détecteur de métaux. Nous avons découvert les clous disposés en herse. » explique-t-elle, visiblement choquée par cette intrusion dans sa vie privée. « Ils sont venus jusque chez moi mettre des clous dans l'allée. Ce n'est plus seulement nous qui sommes touchés mais aussi la famille et les proches qui viennent nous voir. Cela aurait pu être ma mère de 85 ans, qui habite à une quarantaine de kilomètres, et qui conduit encore ! »
Une plainte déposée et des soutiens institutionnels
Face à cette escalade, Agnès Alfonso-Chariol a finalement déposé plainte en gendarmerie pour les deux faits distincts. « La sous-préfecture m'a proposé un soutien. Je ne crains rien personnellement. Mais tout cela pourrait avoir des conséquences. » déclare-t-elle, soulignant la gravité potentielle de ces actes malveillants.
Cette affaire intervient dans un contexte où la maire de Sainte-Terre est plus habituellement au cœur de l'actualité pour ses combats contre la désertification médicale et l'interdiction de la pêche traditionnelle à la lamproie, plutôt que pour des chicaneries post-électorales. Pourtant, pour cette magistrate réélue en 2026, les choses ont désormais dépassé les bornes de l'admissible.
L'incident fait jaser dans le village, créant un climat d'inquiétude parmi les habitants. Les autorités locales et les forces de l'ordre sont désormais mobilisées pour élucider cette affaire et identifier les responsables de ces actes répétés de malveillance.



