Renée Quentin célèbre son siècle de vie à Clarensac
Une atmosphère chaleureuse et émouvante régnait ce vendredi 6 février à Clarensac, dans le Gard, où Renée Quentin, née Bouchard, fêtait son centième anniversaire. Entourée de sa famille élargie, de voisins et d'amis fidèles, la centenaire affichait un sourire radieux et un esprit toujours aussi vif. "La tête fonctionne encore très bien", confie-t-elle avec malice, ajoutant qu'elle ne "même pas se rend compte" de son âge. Sa fille veille sur elle au quotidien avec une attention constante, renforçant les liens familiaux.
Un parcours professionnel et personnel riche
Née à Arras, Renée Quentin a traversé un siècle marqué par des boulevements historiques profonds. Fonctionnaire dévouée, elle a exercé toute sa carrière au sein de l'Inspection du travail, maîtrisant avec précision la sténodactylo, un langage exigeant aujourd'hui disparu. Son mari, également inspecteur du travail, a partagé sa vie professionnelle et personnelle, formant un couple uni souvent muté au gré des nominations.
- Le couple a résidé successivement à Arras, Agen, Nîmes, avant de s'installer définitivement à Clarensac il y a près de cinquante ans.
- Mère de trois enfants, Renée Quentin est aujourd'hui entourée d'une large descendance : six petits-enfants, des arrière-petits-enfants et même des arrière-arrière-petits-enfants.
- Quatre générations étaient réunies pour cet anniversaire, symbolisant une vie longue et bien remplie.
Une centenaire active et engagée
Malgré son âge avancé, Renée Quentin conserve une autonomie remarquable et reste attentive à l'actualité. Elle suit assidûment la politique, regarde son feuilleton préféré à la télévision et entretient des moments de complicité quotidiens avec ses proches. Chaque soir, elle appelle sa fille pour partager des nouvelles et maintenir ce lien précieux.
Un témoignage poignant sur la guerre et un appel à la paix
Derrière cette longévité sereine se cache un souvenir indélébile : à 14 ans, Renée Quentin a vécu la Seconde Guerre mondiale. Elle évoque avec gravité les sirènes, les descentes dans les souterrains d'Arras, les nuits passées dans l'attente de la fin des bombardements, l'évacuation sur les routes et la peur constante. "Quand on connaît la guerre, on ne peut pas la souhaiter", affirme-t-elle, transmettant un message fort aux générations présentes.
Elle conclut par une phrase simple mais puissante, adressée à tous : "Je ne veux pas que le président, quel qu'il soit, déclenche la guerre." Ce message de paix, porté par une femme ayant connu le pire et le meilleur en un siècle, rappelle la valeur inestimable de la paix et l'importance de la préserver pour les générations futures.