Cave transformée en logement à Nice : les copropriétaires brisent le silence
Cave transformée en logement à Nice : les copropriétaires témoignent

La mairie de Nice a ordonné au propriétaire d'une cave, transformée en lieu d'habitation sans autorisation, de lui rendre son état d'origine. L'affaire, qui a duré trois ans, a pris fin en juin 2026, après des signalements répétés de copropriétaires de l'immeuble du 16, rue Barbéris.

Des bruits et des lumières suspectes

Un soir de janvier 2026, des bruits de fête et de la lumière provenant de la cave du restaurant corse au rez-de-chaussée alertent les copropriétaires. L'une d'elles appelle la police municipale, qui la renvoie vers la police nationale. L'agent lui demande si elle est en danger. « Pas encore mais je sais que la cave est aménagée et qu'il y a des squatteurs. Je suis inquiète », confie-t-elle. Les policiers ne se déplacent pas. Elle dépose une plainte en ligne, suivie par un voisin. Ils reçoivent un accusé de réception le lendemain, avec la promesse d'être rappelés, puis plus rien.

Des soupçons depuis 2023

Cette soirée a confirmé des soupçons nés en 2023, à la suite d'allées et venues d'ouvriers dans la cave. Les copropriétaires avaient déjà tenté d'obtenir des informations en assemblée générale, mais les réponses étaient restées évasives. « Sur ce sujet, nous sommes en lien avec le cabinet La Perouse, qui défend les intérêts du propriétaire des murs. Nous avons demandé son identité en assemblée générale, parce qu'on savait bien qu'il se passait quelque chose dans la cave, mais les réponses sont toujours restées évasives », indiquent deux propriétaires.

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La mairie met en demeure

La situation évolue rapidement à partir du 28 avril 2026, date de la mise en demeure prononcée par la mairie de Nice. « Le propriétaire a transformé ces biens en un usage non-conforme au règlement de copropriété et sans avoir déposé de demande d'autorisation d'urbanisme », affirme-t-elle. Le restaurateur, qui loue le fonds de commerce à un tiers, n'occupe que le local commercial et n'a pas accès à la cave. Le gestionnaire de La Perouse ne souhaite pas s'exprimer davantage. Le propriétaire du bail commercial, lui, est catégorique : il a juste fait poser du carrelage pour ouvrir une chambre froide.

Remise en état constatée

La mairie confirme que la cave était bien meublée comme un lieu d'habitation, avec un coin cuisine et un bac de douche. Le service de l'urbanisme a inspecté les lieux mi-juin et constaté que tout était rentré dans l'ordre. La cave a retrouvé son état d'origine, mettant fin à trois ans de mystère pour les copropriétaires de cet immeuble art déco, situé au 16, rue Barbéris à Nice.

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