Machette à Carqueiranne : dix mois de prison ferme pour le quadragénaire
Carqueiranne : dix mois de prison pour machette

Le tribunal correctionnel de Toulon a condamné ce vendredi 22 juin 2026 un quadragénaire à dix mois de prison ferme pour avoir menacé trois personnes avec une machette le mercredi 17 juin à Carqueiranne. L'homme, interpellé le jour même, a été jugé en comparution immédiate et incarcéré à l'issue de l'audience, un mandat de dépôt ayant été prononcé.

Des jets de cailloux à l'origine de l'altercation

Selon les éléments de l'enquête rapportés par Var-Matin, le prévenu a expliqué avoir été provoqué par des jets de cailloux sur ses fenêtres. « J'étais chez moi en train de faire la sieste, je n'ai rien demandé à personne », s'est-il défendu à la barre. « Ils ont cassé des vitres chez moi… » Il est alors sorti de son domicile en criant et en brandissant une machette. « Je voulais les faire fuir […] J'ai donné deux coups sur le pare-brise et un sur le capot de leur voiture. » L'un des plaignants a affirmé avoir eu « la peur de sa vie ».

Une femme au cœur du différend

L'auteur des jets de pierres a justifié son geste en expliquant qu'il n'y avait pas de sonnette et qu'il s'était rendu sur place, accompagné de son père et d'un ami, parce qu'il n'avait plus de nouvelles de l'ex-compagne du mis en cause. Ce dernier avait déjà été condamné pour des violences conjugales. La femme en question n'était pas au domicile de son ancien compagnon. La défense a dénoncé un début « d'expédition punitive ». Me Hervé Lefort, avocat du prévenu, s'est étonné que le dossier n'ait pas fait l'objet d'une procédure pour « violences réciproques ». Son client a évoqué « des menaces de mort, des menaces de mettre le feu » de la part du principal plaignant, ajoutant : « Tout ça parce qu'il n'arrive pas à sortir avec mon ex. »

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Les policiers tentent de joindre la femme

Pour y voir plus clair, les policiers d'Hyères ont tenté de contacter cette femme par téléphone. Leur interlocutrice a indiqué en des termes crus qu'elle ne voulait plus entendre parler de l'homme qui dit avoir jeté des cailloux pour prendre de ses nouvelles.

Un casier judiciaire chargé

Peu importe « le débat sur le contexte », a recadré Me Stéphane Colombe, avocat des parties civiles. « Le fait que le prévenu soit sorti de son domicile avec cette machette pour les impressionner est reconnu. » « S'il se sentait en danger, il devait appeler les forces de l'ordre », a renchéri la procureure. Le tribunal a également exhumé le casier judiciaire du fautif, sans emploi et père de deux enfants, déjà condamné à dix reprises. L'homme à la machette a été reconnu coupable de « violence avec menace d'une arme » et « dégradation » mais aussi de « détention non autorisée de stupéfiants » après la découverte à son domicile de 960 g d'herbe de cannabis.

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