Béziers : un homme condamné à 3 ans de prison pour avoir frappé sa femme enceinte de 8 mois
Béziers : 3 ans de prison pour violences sur femme enceinte

Un drame conjugal à Béziers

Un homme de 28 ans originaire de Narbonne a été condamné à trois ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Béziers pour avoir frappé sa compagne enceinte de huit mois. Les faits se sont déroulés le 26 mars 2026 lors d'une dispute conjugale qui a dégénéré en violences physiques. Le sursis d'un an dont bénéficiait le prévenu pour une précédente condamnation a été totalement révoqué par la juridiction biterroise.

Une intervention policière révélatrice

La Brigade anticriminalité de Béziers est intervenue au domicile du couple après un appel signalant des violences. À leur arrivée, les policiers ont découvert la victime, une femme enceinte de huit mois, avec le nez ensanglanté. Son compagnon a immédiatement été placé en garde à vue. Lors de la fouille, les forces de l'ordre ont découvert sur lui un sachet contenant plusieurs grammes de cannabis.

Le déclencheur de la dispute

Lors de son audition, la victime a expliqué aux enquêteurs du commissariat de Béziers que la dispute avait éclaté après qu'elle ait demandé à son compagnon de garder leurs deux enfants le temps qu'elle passe une échographie. L'homme a refusé, prétextant avoir des choses à faire. Les insultes ont rapidement fusé avant qu'une gifle ne projette la femme au sol, provoquant un saignement nasal. Pour se défendre, elle a mordu son agresseur à la jambe et l'a frappé avec un aspirateur.

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Un passé judiciaire chargé

Le tribunal a pris en compte le lourd casier judiciaire du prévenu, qui compte pas moins de sept mentions. Parmi ses antécédents figurent des condamnations pour port illégitime d'arme blanche, usage de stupéfiants, séquestration et enlèvement. En août 2025, une voisine avait déjà trouvé la même victime ensanglantée et témoigné l'avoir vue se faire jeter dans les escaliers par son compagnon.

Une comparution immédiate mouvementée

Lors de la comparution immédiate du 30 mars 2026, le président du tribunal correctionnel de Béziers a interrogé la victime sur la récurrence des violences. "Non, mais je tiens à préciser que je ne me laisse pas faire, les violences sont des deux côtés", a-t-elle répondu. Le magistrat a immédiatement rectifié : "Non ! Ce n'est pas vrai, c'est simplement que vous vous défendez". Le prévenu a quant à lui tenté de justifier son comportement en affirmant que sa compagne était "très vulgaire depuis le début de notre relation", ce qui a provoqué la colère du président : "Mais vous êtes resté avec elle et vous lui avez fait deux enfants ! Vous n'aviez qu'à partir !".

Une peine sévère pour des faits graves

Le tribunal a finalement condamné l'homme à trois ans de prison ferme pour violences sur conjoint en état de grossesse avancée. La juridiction a également décidé de révoquer totalement le sursis d'un an dont bénéficiait le prévenu pour une précédente condamnation à trois ans de prison, portant sa peine totale à quatre années de détention. Cette décision marque une réponse judiciaire ferme face à des violences conjugales particulièrement graves sur une femme enceinte.

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