Les autorités allemandes soupçonnent un incendie volontaire à l'origine d'une panne de courant qui a touché lundi 7.600 foyers dans le sud-ouest du pays. Une enquête est ouverte pour « incendie volontaire » et « perturbation des services publics ».
Un incendie dans un poste électrique
Le feu s'est déclaré dans un poste électrique à Reutlingen dans la nuit de dimanche à lundi. L'incendie a été maîtrisé vers cinq heures du matin, mais le rétablissement complet du courant restait incertain pour les habitants concernés. « Une enquête est menée en raison des soupçons d'incendie volontaire et de la perturbation des services publics », a déclaré le ministre régional de l'Intérieur, Manuel Hagel. Les autorités cherchent à déterminer « s'il s'agit d'un incendie criminel voire d'un acte terroriste ». « Nous demanderons des comptes aux auteurs avec toute la rigueur possible », a-t-il ajouté.
Un hôpital aussi touché
La panne a affecté une partie de la ville, y compris l'hôpital de Reutlingen, selon le maire Thomas Keck. Les conséquences précises de cette coupure sur les services restent à établir. Les investigations doivent permettre de comprendre l'origine exacte de l'incendie et d'identifier d'éventuels responsables.
Un contexte de tensions
Ce type d'événement intervient dans un contexte de tensions. L'Allemagne est confrontée depuis plusieurs années à des actes de sabotage et à des opérations d'espionnage. Début janvier, un incendie criminel revendiqué par le groupe « Vulkangruppe » avait plongé plus de 100.000 personnes dans le noir à Berlin. Ce groupe d'extrême gauche avait déjà revendiqué une douzaine d'attaques depuis 2011, dont l'une en mars 2024 ayant visé une usine Tesla près de Berlin, où des lignes électriques alimentant le site avaient été incendiées. Jamais les autorités n'ont identifié les auteurs, des complices ou des membres du groupuscule. Le gouvernement avait même promis une récompense d'un million d'euros pour des renseignements sur les auteurs et annoncé le renforcement de la lutte contre les groupes d'extrême gauche menant des sabotages au nom de la lutte contre le capitalisme ou pour l'environnement.



