Conducteur de bus Txik Txak condamné pour incendies et menaces
Bus Txik Txak : 2 ans dont 1 ferme pour incendies et menaces

Un conducteur de bus de 48 ans, employé du réseau Txik Txak au Pays basque, a été condamné ce jeudi 30 avril par le tribunal judiciaire de Bayonne à deux ans de prison, dont douze mois avec sursis probatoire. Il comparaissait en comparution immédiate pour avoir brûlé quatre véhicules à Bidart, conduit en état d'ivresse, menacé de mort son frère et transporté illégalement une bombe lacrymogène.

Une vengeance familiale

Le prévenu, suivi psychologiquement, nourrissait depuis des semaines une rancœur extrême contre son frère cadet, qu'il tenait pour responsable de sa séparation avec son ex-conjointe. Dans la nuit du 23 au 24 avril, alcoolisé, il s'est rendu au domicile de son frère à Bidart avec un bidon de liquide inflammable et un briquet. Il a incendié la voiture de son frère sur le parking de la résidence, et le feu s'est propagé à trois autres véhicules, les détruisant totalement. Les flammes n'ont heureusement pas atteint la résidence où les habitants dormaient.

Menaces de mort réitérées

Après avoir lui-même appelé la police pour se dénoncer, il a été placé en garde à vue puis relâché avec une convocation. Mais quatre jours plus tard, le 28 avril, il est retourné chez son frère et lui a envoyé des messages menaçants : "Ta vie va s'arrêter maintenant" et "Je vais te brûler vif, tu vas mourir". À sa mère, il a déclaré que son frère était "un démon" devant être "purifié par le feu".

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Arrêté le jour même au volant de son véhicule avec un taux d'alcool de 0,8 g/l, il a été placé en garde à vue au commissariat de Biarritz. À l'audience, l'homme a affirmé n'avoir "jamais été violent" et n'avoir "jamais eu affaire à la justice", excepté une condamnation en 2006 pour conduite en état d'ivresse. Il a déclaré : "C'est très grave ce que j'ai fait. Cela ne me ressemble pas. Ce sont des actes inexcusables, que j'assume et que je regrette profondément."

Peine sous bracelet électronique

La juge Helena Formond-Eskenazi a souligné que la première garde à vue ne l'avait pas dissuadé de récidiver quatre jours plus tard. Le procureur Jean-Claude Belot, estimant "avoir du mal à croire qu'il ne recommencera pas", a requis quinze mois de prison avec sursis probatoire renforcé. Le prévenu a expliqué suivre un traitement psychologique depuis l'enfance pour des crises d'angoisse, mais le tribunal a jugé qu'il était conscient de ses actes. La peine prononcée dépasse les réquisitions : un an ferme sera effectué sous bracelet électronique à son domicile à Anglet.

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