Une habitante du Gard, proche de la retraite, a investi 80 000 euros pour faire construire un bunker antiatomique enterré dans son jardin, à proximité de Nîmes. Le chantier, réalisé par l'entreprise gardoise France Bunker, a duré trois mois et s'est achevé en 2025. Sandra (prénom modifié) explique qu'elle n'est pas angoissée, mais qu'elle considère cet abri comme une assurance face à un monde instable.
Un investissement motivé par la guerre en Ukraine
L'idée de ce bunker de 30 mètres carrés est née en 2022, avec le déclenchement de la guerre en Ukraine. Sandra évoque également d'autres facteurs d'instabilité en France. L'abri, dissimulé sous la pelouse, est relié à l'eau courante et à l'électricité, et destiné à protéger sa famille, notamment ses trois enfants.
Discrétion et parallèle avec le tabou de l'argent
La propriétaire a financé le projet par son épargne et un petit crédit personnel. Elle reste discrète sur cet investissement : seuls ses proches sont au courant. Elle compare cette réserve au tabou de l'argent en France, estimant qu'on n'a pas envie d'exposer ce genre de choses.
Selon France Bunker, les appels pour ce type d'ouvrage ont été multipliés par dix avec la guerre en Iran, illustrant un essor discret de ces « assurances » face aux crises contemporaines.



