Jordan Bardella visé par plusieurs enquêtes judiciaires
Bardella visé par plusieurs enquêtes judiciaires

Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN), est au cœur de plusieurs enquêtes judiciaires ouvertes par le Parquet de Paris. Les investigations portent sur des soupçons de financement illégal de campagne et d'emplois fictifs au sein du parti d'extrême droite. Selon une source proche du dossier, ces affaires pourraient compromettre la candidature de Bardella à l'élection présidentielle de 2027.

Des enquêtes pour financement illégal

La première enquête, ouverte en janvier 2024, concerne des dons présumés illégaux reçus par le RN lors de la campagne des européennes de 2019. Les enquêteurs cherchent à déterminer si des entreprises ont financé le parti en contournant les règles de financement politique. Le montant total des dons suspectés s'élèverait à 1,2 million d'euros, selon des documents consultés par Le Point.

Une seconde enquête, lancée en mars 2024, vise des soupçons d'emplois fictifs au sein du groupe RN au Parlement européen. Bardella est accusé d'avoir rémunéré des assistants parlementaires qui travaillaient en réalité pour le parti en France. L'affaire rappelle le scandale des assistants présumés fictifs du Front national, qui avait valu une condamnation à Marine Le Pen en 2023.

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Des répercussions politiques

Ces enquêtes interviennent alors que Bardella, 28 ans, est donné favori dans les sondages pour la prochaine présidentielle. Selon un sondage Ifop de février 2024, il recueillerait 32 % des intentions de vote au premier tour. Cependant, les affaires judiciaires pourraient ternir son image et affaiblir sa position face à ses concurrents.

Interrogé par Le Point, un porte-parole du RN a déclaré : « Jordan Bardella est totalement innocent. Ces enquêtes sont une manœuvre politique de la part de nos adversaires. Nous avons confiance en la justice et nous coopérerons pleinement. »

Le précédent Le Pen

Marine Le Pen, ancienne présidente du RN, a été condamnée en septembre 2023 à quatre ans de prison avec sursis et à une amende de 100 000 euros pour avoir détourné des fonds européens via des emplois fictifs. Cette condamnation l'a rendue inéligible pendant cinq ans, compromettant ses ambitions présidentielles. Bardella, qui a succédé à Le Pen à la tête du parti, pourrait connaître un sort similaire si les enquêtes aboutissent à des condamnations.

Les enquêtes sont toujours en cours et aucune mise en examen n'a encore été prononcée. Le Parquet de Paris n'a pas souhaité faire de commentaire.

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