Un arsenal complet découvert lors d'une perquisition
Un homme âgé d'une cinquantaine d'années a été interpellé dans le quartier des Escanaux à Bagnols-sur-Cèze, après la découverte d'un véritable arsenal à son domicile. Les faits remontent au 16 septembre dernier, lors d'une opération antistupéfiants menée conjointement par les polices municipale et nationale. Le mis en cause a lui-même remis plusieurs sacs aux forces de l'ordre, contenant une arme de poing de calibre 357 chargée et limée, 345 munitions, 16 grammes d'herbe, 364,9 grammes de résine de cannabis, 69,2 grammes de cocaïne, des talkies-walkies, des plaques d'immatriculation volées et une clé de voiture Audi.
Des explications peu convaincantes
Présenté en comparution immédiate devant le tribunal judiciaire de Nîmes ce mercredi 17 septembre, le quinquagénaire a nié toute implication dans un trafic de stupéfiants. Il a affirmé qu'il ignorait la présence de ces sacs chez lui, prétextant avoir été absent quatre jours pour les obsèques de sa sœur. Selon lui, il serait rentré seulement quinze à vingt minutes avant l'arrivée des policiers. Cependant, le président de l'audience, Edouard Le Jan, a exprimé des doutes quant à cette version. De plus, un mineur de 13 ans, déjà connu pour trafic, a été appréhendé en sortant du domicile du prévenu avec un sac de stupéfiants. L'homme a soutenu qu'il laissait sa porte ouverte comme les autres résidents.
Des messages compromettants
Le tribunal a également examiné des messages envoyés par le prévenu à une guetteuse, suggérant son implication dans le narcotrafic. Des phrases comme "Le ravitaillement est passé, tu peux venir" ou "Je suis le patron, t'es banni du quartier" ont été lues à l'audience. Le quinquagénaire a fourni des justifications floues, niant tout rôle. Le procureur Frédéric Kocher a requis un an de prison ferme avec mandat de dépôt, qualifiant le prévenu de "nourrice qui participe activement au trafic". La défense, menée par Me Merwa Amar, a plaidé la relaxe, invoquant les problèmes de mémoire de son client suite à un accident en 1990 et soulignant que son casier judiciaire ne comportait qu'une mention pour détention d'arme datant de 2008.
Une condamnation à deux ans de prison
Après délibéré, le tribunal a condamné le quinquagénaire à deux ans de prison, dont un an avec sursis simple. La peine pourra être aménagée sous bracelet électronique. L'affaire met en lumière la persistance du trafic de stupéfiants dans le quartier des Escanaux et la détermination des autorités à lutter contre ce fléau.



