Les Anges de la rue : prison ferme requise pour travail dissimulé de SDF
Anges de la rue : prison ferme requise pour exploitation de SDF

Procès des Anges de la rue : le parquet requiert de la prison ferme

Ce lundi 19 janvier, le tribunal correctionnel de Montpellier a entendu Robert Massaré, 72 ans, fondateur de l'association « Les Anges de la rue », et son fils Eddy, 43 ans. Ils sont poursuivis pour des faits graves : atteintes à la dignité de personnes sans-abri, travail dissimulé, blanchiment et, pour Eddy, maltraitance animale dans un élevage clandestin de chiens.

Des conditions de vie indignes pour les bénévoles

L'association, créée en 2014 à Sète puis installée à Gigean, se présentait comme humanitaire. Mais selon l'accusation, elle exploitait des personnes vulnérables, souvent sans emploi et à la rue, en échange de paniers de courses d'une valeur de 50 euros. Les bénévoles devaient travailler de 7 à 8 heures par jour avec moins d'une heure de pause, et étaient parfois hébergés dans des logements insalubres. Une sexagénaire ayant porté plainte est décédée depuis. Le parquet a souligné que certains bénévoles donnaient une partie de leur RSA pour éviter les tâches les plus pénibles.

Un élevage clandestin de chiens

Eddy Massaré gérait un chenil illégal à Mèze, sur un terrain appartenant à son père. En 2022, une inspection de la DDPP a révélé 50 chiens vivant dans leurs excréments, une centaine de chiots enfermés dans des cages sous une serre surchauffée sans eau, et sept cadavres en décomposition. Eddy n'avait aucun document vétérinaire ni autorisation. Il vendait des chiots American bully et bouledogues via des annonces en ligne, avec des prix allant de 2 000 à 50 000 dollars, sans déclaration fiscale. Il a justifié ses activités par la passion, mais le tribunal a noté son casier judiciaire chargé, incluant des conduites sans permis.

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Des réquisitions lourdes

Le parquet a requis six ans de prison dont un avec sursis pour Robert Massaré, avec mandat de dépôt, une interdiction définitive de gérer et d'exercer une profession commerciale. Pour Eddy, trois ans dont un avec sursis, une interdiction définitive de détenir un animal et une interdiction de gérer. La défense a plaidé la bonne foi, Robert affirmant avoir aidé 1 000 personnes avec ses propres deniers. Le jugement sera rendu en février.

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