Warda Carles, une mère de famille de 45 ans amputée des quatre membres depuis 2015, a été verbalisée alors qu'elle était garée sur une place réservée aux personnes handicapées à Toulouse. Malgré une carte mobilité inclusion (CMI) valide, elle a dû payer une amende de 375 euros.
Une amende injustifiée selon elle
Le 25 novembre 2025, Warda découvre un avis de contravention sur son pare-brise alors qu'elle récupère son véhicule dans le quartier Saint-Cyprien à Toulouse. Elle devait partir le lendemain pour un voyage de trois mois prévu de longue date. "J'étais en panique, je ne savais pas quoi faire", raconte-t-elle. Sa carte CMI est valide, mais cela n'a pas empêché la verbalisation.
Des démarches administratives complexes
À son retour début mars, la situation s'aggrave. Les courriers recommandés sont renvoyés et l'amende initiale de 135 euros est majorée à 375 euros. Peu familière des démarches en ligne, Warda multiplie les appels et déplacements. "Ils m'ont fait tourner en bourrique", déplore-t-elle. Un agent de la mairie de Toulouse lui aurait dit : "Si vous saviez le nombre de gens qui trichent, nous, on n'a pas que ça à contrôler". Warda répond : "Ma carte n'est pas trafiquée !"
La position de la mairie
Toulouse Métropole précise que seule une carte CMI avec la mention "stationnement pour personnes handicapées" autorise l'usage de ces emplacements. Warda disposerait d'une carte mentionnant "invalidité", insuffisante selon la mairie. Celle-ci renvoie la responsabilité à la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) du Tarn, tout en assurant que les agents ont donné les informations nécessaires.
Une saisie administrative
Le mois dernier, Warda découvre que 375 euros ont été prélevés directement sur son compte courant et son Livret A via une saisie administrative. Pourtant, Toulouse Métropole indique sur son site que l'enregistrement préalable d'une carte n'est pas obligatoire pour utiliser une place réservée.
Cette affaire rappelle d'autres situations similaires, comme celle d'un travailleur handicapé dont la voiture avait un pneu crevé et qui a été verbalisé, ou encore un para-athlète français qui a dû payer 149 euros à la SNCF pour s'être assis sur une place PMR dans un train.



