Deux clandestins déclenchent l'alarme d'un train pour fuir les contrôleurs à Sète
Un incident insolite et mouvementé a perturbé la gare de Sète vendredi 27 février dernier. Deux passagers voyageant clandestinement à bord d'un train reliant Barcelone à Paris ont pris une décision radicale pour éviter un contrôle. Alors qu'ils fumaient illégalement dans la rame, ils ont tiré sur le signal d'alarme d'urgence au moment où le train arrivait en gare, provoquant son arrêt immédiat.
Une fuite chaotique et des interpellations mouvementées
L'alerte déclenchée et la fuite précipitée des deux individus ont immédiatement attiré l'attention d'un agent de sécurité présent sur le quai. Celui-ci a sans tarder alerté les services de police municipale. La poursuite qui s'en est suivie a donné lieu à des scènes pour le moins tumultueuses.
Le premier suspect, intercepté au vol par un policier municipal, a chuté lourdement au sol avant de se débattre avec vigueur. Dans la confusion de l'altercation, le téléphone portable de l'agent a été malencontreusement brisé. Quant au second fuyard, il a été rapidement délogé de sa cachette derrière un cactus où il tentait de se dissimuler.
Des bagages surprenants et des violences envers les forces de l'ordre
Pendant leur transfert vers l'hôpital pour des vérifications médicales, l'un des deux hommes a tenté de porter un coup de tête à l'un des policiers l'escortant. Placés en garde à vue pour interrogatoire, les deux individus se sont révélés être des étrangers en situation irrégulière. Ils ont justifié leur fuite éperdue par leur absence totale de titre de transport valide.
L'examen des affaires qu'ils avaient abandonnées dans leur course effrénée a réservé une surprise aux enquêteurs. Parmi leurs effets personnels se trouvaient en effet des vêtements et des chaussures de femme. Interrogés sur cette découverte pour le moins inattendue, les deux hommes ont expliqué qu'il s'agissait de marchandise destinée à être vendue sur les marchés parisiens.
Une libération sous conditions et des conséquences judiciaires
À l'issue de leur garde à vue, les deux suspects ont été remis en liberté, mais non sans conséquences. L'un était déjà sous le coup d'une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) tandis que l'autre venait tout juste d'arriver d'Espagne sans papiers en règle. Faute de garantie de représentation suffisante, ils ont tous deux écopé d'une nouvelle OQTF.
Ils ont néanmoins reçu une convocation à comparaître devant le tribunal correctionnel de Montpellier. Leur audience est fixée au 30 juin prochain pour répondre de l'ensemble des faits qui leur sont reprochés, notamment les violences sans incapacité totale de travail (ITT) sur personne dépositaire de l'autorité publique. Cet épisode rocambolesque illustre les difficultés rencontrées par les forces de l'ordre face à des situations d'urgence provoquées par des passagers clandestins déterminés à tout prix à échapper aux contrôles.



