Affaire Lyhanna : un pré-rapport pointe des défaillances judiciaires
Affaire Lyhanna : défaillances judiciaires en cascade

L'affaire Lyhanna met en lumière une cascade de dysfonctionnements judiciaires dramatiques. Selon le pré-rapport de l'inspection générale de la Justice, une « succession de défaillances et d'erreurs de gestion administrative » a entravé le traitement d'une plainte pour viol sur mineur déposée dix mois avant le meurtre. Cette plainte, déposée en août 2025 par la famille de Rosa, visait déjà Jérôme Barella, le principal suspect.

Un dossier perdu dans les méandres administratifs

Bien que l'enquête ait démarré efficacement en Haute-Garonne en moins de deux mois, son transfert vers le Gers s'est transformé en fiasco. Malgré la recommandation d'une transmission numérique immédiate, le dossier a été envoyé par courrier postal, sans alerte. Arrivé au tribunal d'Auch le 10 novembre, il est resté 23 jours en attente, classé par erreur dans les affaires non urgentes.

Des erreurs accumulées

Les erreurs se sont accumulées : en janvier 2026, le substitut du procureur a renvoyé le dossier à la Haute-Garonne, déjà dessaisie. Une fois dans le Gers, l'enquête s'est enlisée totalement. Jérôme Barella n'a jamais été placé en garde à vue, malgré les appels répétés de la famille. Face à ces graves dysfonctionnements, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a annoncé des sanctions : deux gendarmes ont été mutés hors de la police judiciaire.

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Des conséquences tragiques

Ce pré-rapport met en évidence les failles d'un système judiciaire qui n'a pas su protéger une enfant. La famille de Lyhanna dénonce un « parcours du combattant » pour obtenir justice. L'inspection générale de la Justice devrait remettre son rapport final dans les prochaines semaines, avec des recommandations pour éviter qu'un tel drame ne se reproduise.

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