Abattage de 160 animaux à Mazeyrolles : la préfecture de Dordogne agit après des manquements répétés
Abattage de 160 animaux à Mazeyrolles après manquements

Abattage de 160 animaux à Mazeyrolles : la préfecture de Dordogne agit après des manquements répétés

Une opération d'abattage a été menée à Mazeyrolles, en Dordogne, le mardi 21 avril, dans le cadre d'une procédure de police administrative. Les services de la préfecture ont fait abattre le cheptel présent sur l'Auberge du Gaulois, une ancienne ferme-auberge située dans cette commune. Selon la radio Ici Périgord, environ 160 biches et sangliers ont été concernés par cette mesure drastique.

Des manquements graves et répétés

La préfecture de la Dordogne précise que cette opération s'inscrit dans le cadre d'une procédure de police administrative engagée après la constatation, à plusieurs reprises et depuis plusieurs années, de manquements graves et répétés à plusieurs réglementations. Ces infractions touchaient notamment la protection de l'environnement, la santé animale et la sécurité sanitaire. Malgré plusieurs arrêtés préfectoraux de mises en demeure pris dès 2025, ces manquements sont restés sans effets, selon les autorités.

Relances et délais supplémentaires n'ont rien changé à la situation, conduisant la préfète de la Dordogne, Marie Aubert, à ordonner l'abattage du cheptel. Cette décision a été prise pour mettre fin à des pratiques non conformes qui persistaient malgré les avertissements.

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Une opération coordonnée avec plusieurs acteurs

L'opération a été coordonnée par la Direction départementale de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations. Elle a été assistée par la gendarmerie, l'Office français de la biodiversité et divers partenaires spécialisés, tels que les lieutenants de louveterie. Cette mobilisation montre l'importance accordée à la mise en œuvre de cette mesure administrative.

L'Auberge du Gaulois, située au lieu-dit Fontenille, était adossée à un parc où étaient élevés les animaux abattus, destinés initialement au restaurant de l'établissement. Créée il y a une quarantaine d'années, son activité avait cessé fin 2025, mais les animaux étaient toujours présents sur le site, perpétuant ainsi les problèmes réglementaires.

Implications et réactions

Cette action de la préfecture souligne les défis liés au respect des normes environnementales et sanitaires dans le secteur agricole et de la restauration. Les autorités rappellent que la protection de l'environnement et la santé animale sont des priorités, et que des mesures fermes peuvent être prises en cas de non-conformité persistante.

Les résidents locaux et les acteurs du secteur suivent de près les développements de cette affaire, qui pourrait avoir des répercussions sur les pratiques similaires dans la région. La préfecture insiste sur la nécessité de respecter les réglementations pour éviter de telles interventions à l'avenir.

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