10 000 euros en chaussettes : des jumelles relaxées à Montpellier
10 000 euros en chaussettes : jumelles relaxées

Des jumelles jugées pour blanchiment à Montpellier

Le tribunal correctionnel de Montpellier a rendu son jugement le 23 juin 2026 dans une affaire de blanchiment présumé impliquant des sœurs jumelles, âgées d’une vingtaine d’années. Les faits remontent à mars 2025, à Lunel-Viel, une commune située près de Montpellier. Au cœur du dossier : la découverte de 10 000 euros en espèces, dissimulés dans des chaussettes.

La version des prévenues : des économies personnelles

Lors de l’audience, les deux jeunes femmes ont expliqué que cette somme provenait d’économies réalisées au fil des années, grâce à des bourses, des aides et diverses ressources personnelles. Chacune affirmait avoir conservé environ 5 000 euros. Selon elles, l’argent avait été gardé à domicile par crainte de vols ou de difficultés financières.

Le parquet sceptique face à l’explication

Le ministère public a exprimé un net scepticisme. La procureure de la République s’est interrogée sur le choix de conserver une telle somme en liquide alors que les intéressées disposaient de comptes bancaires. « Quel est l’intérêt, lorsqu’on possède un compte bancaire, de retirer de l’argent pour, ensuite, le cacher dans une chaussette ? », a-t-elle demandé. Elle a ajouté : « Je vais vous apprendre une chose : l’argent est en sécurité dans une banque, pas dans une chaussette. »

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Un faisceau d’indices pour le parquet

Pour le parquet, les circonstances de la découverte des 10 000 euros constituaient un faisceau d’indices laissant présumer une opération de blanchiment. Le ministère public a requis la confiscation de la totalité de la somme saisie.

La défense dénonce un dossier vide

La défense a au contraire dénoncé un dossier dépourvu de preuves. L’avocat des deux jeunes femmes a souligné l’absence de démonstration quant à une éventuelle origine frauduleuse des fonds. « Il n’y a rien dans ce dossier », a-t-il plaidé, estimant que les poursuites reposaient uniquement sur des soupçons. Il a demandé la relaxe pure et simple de ses clientes ainsi que la restitution des sommes saisies.

Le tribunal relaxe les sœurs jumelles

Après en avoir délibéré, le tribunal a suivi les arguments de la défense. Les juges ont prononcé la relaxe des deux sœurs, considérant que les éléments du dossier ne permettaient pas d’établir l’infraction de blanchiment reprochée. Le tribunal a également ordonné la restitution des 10 000 euros saisis.

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