Une transformation profonde des études de santé annoncée pour 2027
Le gouvernement a dévoilé ce vendredi une réforme ambitieuse des études de santé qui entrera en vigueur à la rentrée 2027. Présentée conjointement par les ministres de l'Enseignement supérieur et de la Santé, cette réforme vise à remplacer le système PASS/LAS, instauré en 2020, par un modèle unique et harmonisé sur l'ensemble du territoire français.
La fin du système dual PASS/LAS
La réforme de 2020 avait créé deux voies d'accès parallèles aux études de santé : le PASS (parcours d'accès spécifique santé) et les LAS (licences d'accès santé). Cependant, selon les ministères concernés, cette expérience n'a pas pleinement atteint ses objectifs. Stéphanie Rist, ministre de la Santé, a reconnu lors d'une présentation aux responsables universitaires et étudiants que « l'essai n'a pas été totalement transformé ».
Une première année restructurée en trois blocs
La nouvelle première année d'études de santé sera organisée autour de trois blocs équilibrés de matières :
- Un bloc spécifiquement « santé »
- Un bloc « disciplinaire » comprenant des matières scientifiques fondamentales
- Un bloc « transversal » incluant des compétences comme l'anglais
Cette année préparatoire ouvrira l'accès à cinq filières désormais pleinement intégrées :
- Médecine
- Maïeutique
- Odontologie
- Pharmacie
- Kinésithérapie
Une innovation importante : le redoublement de la première année sera désormais autorisé pour les étudiants n'ayant pas atteint le niveau requis pour intégrer l'une des cinq filières.
Des réactions contrastées dans le monde universitaire
La vice-présidente de la FAGE, Louise Lenglin, a salué cette réforme comme « une grande avancée », déplorant que « les étudiants sont ballottés dans un système qui manque clairement de lisibilité ». Elle a particulièrement apprécié la possibilité de redoublement, y voyant une mesure d'équité.
En revanche, la présidente des doyens de médecine, Isabelle Laffont, s'est montrée plus réservée. Tout en reconnaissant que les doyens sont « très demandeurs d'une évolution du système dual actuel », elle a exprimé « quelques petites réserves ou questionnements » sur le nouveau dispositif.
Un besoin d'équité et d'accompagnement
La ministre Stéphanie Rist a souligné que « les étudiants et les familles ont besoin de plus d'équité et d'accompagnement ». Elle a également reconnu que certains aspects techniques de la réforme nécessitent encore des précisions, indiquant que des travaux complémentaires seront menés dans les mois à venir pour finaliser le dispositif.
Cette réforme s'inscrit dans une volonté gouvernementale de simplifier et d'harmoniser l'accès aux professions de santé sur tout le territoire, tout en répondant aux critiques formulées à l'encontre du système actuel jugé trop complexe et inéquitable par de nombreux acteurs du secteur.



