Exclusion d'un élève autiste à Cagnes-sur-Mer : une mère dénonce un refus d'inclusion
Exclusion d'un élève autiste : la douleur d'une mère à Cagnes-sur-Mer

Exclusion d'un élève autiste à Cagnes-sur-Mer : une mère dénonce un refus d'inclusion

Après une crise d'angoisse survenue lors d'un cours d'éducation physique et sportive, Alexandre, un élève de 12 ans atteint de troubles du spectre autistique, a été exclu du collège Malraux à Cagnes-sur-Mer. Sa mère, Claude D., exprime sa profonde douleur et dénonce ce qu'elle qualifie de refus d'inclusion, tandis que le rectorat justifie cette décision par des actes de violences répétés.

Un parcours scolaire jusqu'alors réussi

Alexandre, qui présente également des troubles de l'opposition, de la provocation et de l'attention, était scolarisé à temps partiel dans une classe Ulis depuis la rentrée dernière. Malgré les défis quotidiens, sa mère souligne ses excellents résultats académiques, avec des notes proches de 20/20 en français et en mathématiques. Il n'est pas déficient, il a beaucoup de capacités, insiste Claude D., qui rapporte les propos positifs de son enseignante sur son comportement respectueux et son potentiel de progression.

L'incident déclencheur et ses conséquences

Le 19 mars, en l'absence de son accompagnant habituel, Alexandre a paniqué lors d'un cours d'EPS. Ne comprenant pas les consignes, il a tenté de récupérer ses affaires dans un gymnase fermé, puis s'est enfui lorsque le portail du collège s'est ouvert. Dans la confusion, il a bousculé une conseillère principale d'éducation, qui est depuis en arrêt maladie. Alexandre a d'abord fait l'objet d'une mesure conservatoire avant d'être définitivement exclu après un conseil de discipline tenu le 31 mars 2026.

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Un conseil de discipline vécu comme un traumatisme

Claude D. décrit cette procédure comme une épreuve de 3h30 d'horreur, où elle s'est sentie jugée comme si son fils était un terroriste. Elle affirme ne pas avoir été écoutée ni informée de ses droits, et dénonce des motifs d'exclusion qu'elle estime faux. Françoise Revest, présidente de l'association Pilautis, soutient cette version, critiquant l'absence de réunion préalable pour comprendre les événements et mettre en place des solutions adaptées.

Les réactions institutionnelles et associatives

Le rectorat maintient sa position, évoquant des violences répétées envers le personnel, tout en affirmant vouloir accompagner l'élève dans sa scolarité. Le maire de Cagnes-sur-Mer, Bryan Masson, a écrit à la rectrice pour exprimer ses préoccupations, soulignant que cette exclusion montre les progrès restant à faire en matière d'inclusion. Sandrine Mahroug, vice-présidente de Pilautis, alerte sur l'augmentation des conseils de discipline pour les élèves autistes ou TDAH, souvent sanctionnés sans activation des leviers obligatoires.

Cette affaire met en lumière les défis persistants de l'inclusion scolaire pour les enfants en situation de handicap, alors que Claude D. prépare un recours avec le soutien d'associations spécialisées.

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