Perpétuité requise pour avoir violé, torturé et prostitué sa compagne
Perpétuité requise pour viols, torture et proxénétisme

La réclusion criminelle à perpétuité a été requise vendredi contre Guillaume B., 51 ans, jugé devant la cour d'assises des Alpes-de-Haute-Provence pour viols aggravés, actes de torture et de barbarie, et proxénétisme sur son ex-compagne Laëtitia R. L'avocate générale a déclaré que l'accusé avait voulu nier la dignité humaine de sa victime.

Sept années de violences

Laëtitia R., 42 ans, a subi des sévices pendant sept ans, de 2015 à 2022. Elle est aujourd'hui handicapée entre 50 et 80 %. Elle a dénoncé une emprise psychologique et affirmé que Guillaume B. lui avait imposé des relations tarifées avec plus de 500 hommes. Les pratiques dénoncées incluent des entailles au cutter, un tatouage dégradant, de la zoophilie, des brûlures, des étranglements et de la scatophilie.

La question du consentement

L'accusé reconnaît la plupart des faits mais affirme qu'il s'agissait de jeux sexuels consentis. L'avocate générale a souligné que la relation sadomasochiste n'en avait que le nom, car la plaignante ne pouvait jamais dire stop. Des centaines de messages et d'enregistrements prouvent des pratiques dégradantes quotidiennes imposées sous la menace d'armes.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Plaidoirie de la partie civile

Me Philippe-Henry Honegger, avocat de la partie civile, a estimé que les preuves montrent que l'accusé n'a vu Laëtitia que comme un objet de ses projections sadiques. Il a structuré son existence autour de la douleur des autres pour en jouir. Le courage de Gisèle Pelicot a incité la victime à vouloir faire connaître son histoire.

Le verdict doit être rendu ce samedi.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale