Elle court sur le tarmac pour rattraper son avion et finit en garde à vue
Course sur le tarmac : une femme en garde à vue

Une trentenaire marseillaise est rentrée chez elle lundi 20 avril sans ses bagages, sans son argent, et a perdu ses congés après avoir simplement donné son nom à un policier. Elle est convoquée au tribunal d’Aix-en-Provence en 2027.

Un incident collectif, une seule responsable

La Marseillaise de 30 ans a été placée en garde à vue lundi 20 avril après avoir participé, avec une trentaine d’autres passagers, à l’envahissement du tarmac de l’aéroport Marseille Provence samedi précédent. Le groupe tentait de retenir leur avion qui décollait sans eux. Mais elle est la seule à devoir assumer les conséquences, car elle était la seule à avoir décliné son identité aux policiers.

« C’est moi qui ai tout pris »

Elle assure à La Provence n’avoir frappé personne et n’avoir causé aucune dégradation. « Au final, c’est moi qui ai tout pris, alors même qu’une fois sur le tarmac, j’ai demandé que l’on parte », déplore-t-elle. Plusieurs passagers confirment sa version. Après l’incident, elle est rentrée chez elle et a réservé un nouveau vol, mais a rapidement été rappelée par la Police aux frontières (Paf). Accusée d’avoir ouvert l’accès au tarmac, elle a passé la nuit en garde à vue.

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Les autres passagers prennent sa défense : « Si ce n’était pas sa main à elle qui déverrouillait le système, nous aurions été une trentaine d’autres à le faire. »

« Je suis la seule à faire face aux poursuites »

Malgré tout, elle est la seule à faire face à des poursuites judiciaires, avec une convocation devant le tribunal d’Aix-en-Provence en 2027. Les passagers concernés, organisés en collectif pour faire valoir leurs droits, envisagent la création d’une cagnotte pour l’aider à couvrir les frais à venir. « J’ai déjà été punie. Je devais partir en vacances pour la première fois depuis des années. Au lieu de ça, j’ai perdu de l’argent, mes vacances, et je ressors de là épuisée et traumatisée », confie-t-elle. Elle dénonce une « injustice » et garde des séquelles de sa nuit en cellule : « Je pleurais tout le temps. Je n’ai pas l’habitude de ça. »

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