En Ariège, le peloton de haute montagne (PGHM) a été mobilisé le 10 novembre dernier suite à une alerte satellitaire déclenchée près du refuge de Rulhe, situé à 2 400 mètres d'altitude. Un groupe de randonneurs avait envoyé un signal de détresse, mais les gendarmes secouristes ont rapidement découvert que l'appel aux secours était dû à un cas de "bobologie".
Une intervention pour une raison surprenante
Le lundi 10 novembre, les gendarmes du peloton de haute montagne de l'Ariège ont été mobilisés pour une intervention inattendue. La veille, ils avaient reçu une alerte par satellite signalant un groupe de jeunes en difficulté près du refuge de Rulhe, à plus de 2 400 mètres d'altitude, comme le rapporte La Dépêche.
Une fois sur place, le groupe qui avait envoyé l'alerte a indiqué que tout allait bien et qu'il n'y avait rien de grave. Les gendarmes ont alors demandé pourquoi ils avaient déclenché une alerte. "La fille avait froid aux pieds", a expliqué le lieutenant Jean-Marc Galin.
Un dispositif qui présente des limites
"Je suis allé les voir pour leur expliquer. Si les gens ont un vrai souci, il ne faut pas hésiter à activer ce genre de dispositifs, mais si c'est juste de la bobologie, il ne faut surtout pas s'en servir", a insisté le lieutenant. "On ne peut pas s'éparpiller à chaque fois que quelqu'un a froid au pied."
Cette alerte émanait d'un dispositif qui se déclenche dès lors qu'une personne chute. Le problème étant que les secours ne sont "pas en mesure de rentrer directement en contact avec les personnes. On pose des questions à la plateforme, qui renvoie des SMS via les satellites. C'est un peu compliqué pour nous", a avoué le lieutenant.
Les gendarmes rappellent l'importance d'utiliser ces systèmes de sécurité à bon escient, afin de ne pas mobiliser inutilement des ressources précieuses pour des cas bénins.



