Près de 900 personnes défilent à Nîmes pour la marche des fiertés 2026
Nîmes : près de 900 personnes à la marche des fiertés

« Plus de paillettes, moins de haine » : ce slogan a résonné dans les rues de Nîmes ce samedi 27 juin, alors que près de 900 personnes ont participé à la 5e édition de la marche des fiertés, organisée par l’association L’Arène des fiertés. Sous une chaleur accablante, les participants ont brandi leurs couleurs arc-en-ciel pour défendre les droits LGBTQIA+ et lutter contre toutes les formes de discriminations.

Une mobilisation intergénérationnelle

Le cortège, ouvert pour la première fois par le maire Vincent Bouget et ses élus, a rassemblé des personnes de tous âges. Carole, 74 ans, présente depuis la première marche nîmoise il y a cinq ans, a souligné les progrès accomplis : « Les personnes homosexuelles peuvent désormais se balader librement dans la rue. » Mais elle a aussi déploré que « trop d’agressions persistent », ajoutant : « Le combat contre les homophobes est loin d’être terminé. C’est pour ça qu’il est important de soutenir les diversités. »

Parmi les participants, Ely, 22 ans, un homme trans, a expliqué : « Ça doit faire cinq ans que je participe à la marche. Je suis un mec trans, donc c’est important d’être présent. » Gwen, venue d’Alès, brandissait une pancarte sur laquelle on pouvait lire : « Avant j’avais six garçons, maintenant j’ai une fille et cinq garçons. » Sa fille a fait son coming out il y a deux ans. « Au départ, j’ai pleuré. Je me suis dit : je vais la retrouver morte dans une ruelle. Mais finalement, on a vécu une aventure familiale incroyable. Elle est une personne comme une autre », a-t-elle déclaré fièrement.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un message d’inclusion porté par la Ville

Le maire Vincent Bouget a prononcé un bref discours avant le départ, affirmant que la Ville était une « alliée » du combat LGBTQIA+. « Nombreux droits restent à conquérir et la Ville y prendra part », a-t-il assuré, concluant : « Nîmes est une ville fière, inclusive et solidaire. »

Les chars, bien que moins nombreux que les années précédentes, ont diffusé de la musique tout au long du parcours. Des pancartes aux messages variés ont été brandies : « Love is not a crime », « J’aime les âmes, pas les genres », « Je veux un drapeau multicolore dans cette réalité violente ». L’association L’Arène des fiertés a rappelé en préambule qu’il s’agissait d’« une marche pour tous ».

Après le défilé, les participants ont pu profiter d’un apéro Pride organisé en fin d’après-midi. La marche a attiré des personnes venues de Nîmes, Montpellier, Marseille et Alès, témoignant de la mobilisation régionale pour les droits LGBTQIA+.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale