Violences au stade Atlantique : trois stadiers agressés par des supporters
Trois stadiers agressés par des supporters aux Girondins

Incidents au stade Atlantique : des stadiers agressés

Le club des Girondins de Bordeaux et la société de sécurité privée qui assure la prestation vont déposer plainte après que trois stadiers ont été frappés dans le kop de la North Gate, samedi, lors de la rencontre entre les Girondins et Montlouis (4-1). Cet incident s'inscrit dans une série de tensions récentes : une bagarre isolée lors du match contre Chauray le 28 mars, une chasse à l'homme à Locminé le 4 avril (sans plainte) et une montée de tension ayant nécessité le déploiement de CRS avant le match contre Lorient le 11 avril.

Une banderole à l'origine des violences

Selon plusieurs sources, les stadiers intervenaient pour faire retirer une banderole déployée par le groupe de supporters ultras North Gate, sur laquelle était écrit : « le contre-pouvoir dérange, le désastre continue ». Le passage à tabac a duré près d'une minute avant d'être interrompu par l'intervention de leaders du groupe. Une vidéo du début de l'agression, postée par un créateur de contenu présent dans le virage, circule sur les réseaux sociaux.

Réactions et excuses

Contactés par Sud Ouest, les responsables de la North Gate disent s'être excusés auprès de la compagnie privée et déplorent l'acte de violence, tout en regrettant la fin du dialogue. Le club a rappelé que la North Gate n'est plus reconnue depuis le 16 mars, suite à la condamnation de deux de ses membres pour l'agression d'un Ultramarine (l'autre groupe de supporters) à son domicile. Depuis, le groupe n'a plus l'autorisation d'introduire du matériel dans l'enceinte ni de bénéficier de billets réservés pour les déplacements.

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Un contexte tendu

Malgré cette interdiction, la North Gate avait déjà déployé des banderoles hostiles à la direction du club et aux Ultramarines lors des matches contre Chauray et Lorient, accompagnées d'insultes envers le président Gérard Lopez et le groupe rival. Samedi, après l'agression des stadiers, des fumigènes ont été allumés et des chants hostiles aux Ultramarines ont été entonnés.

Le club et la société de sécurité ont annoncé leur intention de porter plainte, tandis que des voix s'élèvent pour dénoncer une escalade de la violence dans les tribunes.

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