Le Palais Saint-Georges, l'un des monuments les plus emblématiques de Rennes, s'apprête à vivre une nouvelle vie. Situé au bout de l'avenue Janvier, reliant la gare au centre-ville, cet édifice de 90 mètres de long, construit à la fin du XVIIe siècle sur le site d'une ancienne abbaye, a connu de nombreuses affectations : caserne militaire, puis caserne de pompiers jusqu'en 2022. Aujourd'hui, il abrite encore la police municipale, le centre de vidéosurveillance et la direction des sports et des jardins.
Un projet de longue date
Après l'abandon d'un projet d'hôtel de luxe il y a une dizaine d'années, la Ville de Rennes a décidé de transformer le Palais Saint-Georges en hôtel de police municipale. Ce projet, baptisé « maison de la tranquillité publique », a été présenté lundi soir par Lenaïc Briéro, adjointe à la sécurité, lors du conseil municipal. Les études débuteront en janvier, avec un démarrage des travaux prévu à l'automne 2028.
Un investissement de 10,5 millions d'euros
La rénovation portera sur 1 700 m² sur un total de 6 300 m², pour un coût de 10,5 millions d'euros. Le chantier devrait s'achever en janvier 2031. À cette date, le Palais Saint-Georges accueillera le centre de crise de la ville, actuellement situé ailleurs, ainsi que les soixante policiers municipaux qui doivent être recrutés pendant le troisième mandat de la maire Nathalie Appéré.
Des services regroupés
La Ville profitera de cette opération pour regrouper tous ses services liés à la prévention de la délinquance, la médiation, la sécurité et l'accès aux droits, ainsi que le service des objets trouvés. Ce projet permettra de centraliser ces missions dans un lieu historique et emblématique, tout en ouvrant davantage le Palais Saint-Georges au public.



