Une mobilisation rare et déterminée
Ce mardi 30 juin 2026, plusieurs milliers de policiers venus de toute la France ont défilé dans les rues de Paris pour défendre leur profession. Selon le syndicat Alliance police nationale, plus de 5 000 fonctionnaires ont répondu à l'appel des organisations syndicales, une unité rare qui témoigne d'un malaise profond dans les rangs policiers.
Le cortège est parti de Bercy, devant le ministère de l'Économie et des Finances, pour une boucle jusqu'à la direction des ressources humaines, des finances et du soutien (DRHFS). Des policiers de la région parisienne, Lyon, Bordeaux et Nice ont fait le déplacement.
Des revendications communes
Les manifestants réclament une revalorisation salariale, notamment via une hausse de la prime de risque, intégrée dans le calcul de la retraite. Ils appellent aussi à investir dans le matériel et les logiciels, avec un slogan fort : « On est encore à l’âge de pierre ! »
Jean-Luc Bragato, secrétaire départemental d'Alliance 06, est monté de la Côte d'Azur avec une quarantaine de collègues. Il souligne le besoin de soutien de la justice : « Il y a des collègues qui sont blessés parce qu’ils ont eu peur de sortir leur arme. »
Un malaise partagé sur tout le territoire
Ce policier azuréen a rencontré des collègues venus d'autres régions, « très déterminés. On se rend compte que les difficultés sont partout les mêmes. Tous nous disent qu’ils ont la tête sous l’eau en termes de procédures judiciaires. Qu’il y a un manque de moyens, matériels et humains, un manque de considération et une perte de sens. »
Prochain rendez-vous en septembre
Si aucune avancée notable ne se dessine d'ici là, Alliance appelle à un nouveau rassemblement le 11 septembre. Jean-Luc Bragato se dit plutôt satisfait de la mobilisation du 30 juin : « C’est un gros mouvement. Mais on s’attend à encore plus de monde à la rentrée. »



