Justice confirme l'interdiction du rassemblement musulman à Nantes
Interdiction du rassemblement musulman à Nantes confirmée

Le tribunal administratif a validé l'arrêté préfectoral interdisant le rassemblement prévu ce week-end à Nantes, en raison de risques liés aux propos tenus par certains intervenants. L'interdiction par le préfet de Loire-Atlantique de la rencontre annuelle des Musulmans de l'Ouest a été confirmée samedi par la justice, a-t-on appris auprès de la préfecture et du ministre de l'Intérieur.

Décision judiciaire et réactions

« L'arrêté d'interdiction de ce rassemblement a été confirmé par la justice. Les propos susceptibles d'y être tenus sont de nature à porter atteinte aux principes et aux valeurs de la République ainsi qu'à la cohésion nationale et à la dignité humaine », a écrit sur X le ministre Laurent Nuñez, qui « invite chacun à respecter cette interdiction ».

Un arrêté a été pris vendredi « à la demande du ministre de l'Intérieur » par le préfet de Loire-Atlantique afin d'interdire la tenue de la rencontre annuelle des Musulmans de l'Ouest (RAMO) prévue à Nantes samedi et dimanche, a indiqué la préfecture sur X. Cet arrêté était motivé par « la présence d'intervenants, en particulier de cadres dirigeants des Musulmans de France, susceptibles de tenir des propos constitutifs d'infractions pénales ou portant atteinte à la dignité humaine, aux principes et valeurs de la République », précisait ce post.

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Les motifs de la décision préfectorale

Les organisateurs, qui prévoyaient de réunir environ 2 000 personnes, ont intenté un recours devant le tribunal administratif, qui a « confirmé » samedi l'arrêté préfectoral. Lors de ce même événement à Nantes en 2025, un hommage avait notamment été rendu au prédicateur Hassan Iquioussen, proche des Musulmans de France, fiché S (pour sûreté de l'État) et expulsé de France en 2022, selon deux sources proches du dossier.

Dans un communiqué, l'Association islamique de l'ouest de la France, organisatrice de l'événement, « prend acte » de la décision du tribunal et « réaffirme son profond attachement à l'État de droit ». « L'association tient également à rappeler que cette rencontre avait pour vocation de promouvoir le dialogue, la transmission du savoir, la spiritualité et le vivre ensemble dans le strict respect des valeurs républicaines », est-il ajouté.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a salué sur X une décision de justice qui « marque une étape importante dans la lutte contre l'entrisme des Frères musulmans ». « Face à l'islamisme politique, la République doit être ferme, précise et juridiquement irréprochable », poursuit-il.

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