Quelques jours après la feria de Pentecôte, Jean-Philippe Nahon, directeur de la direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) du Gard, dresse le bilan sécuritaire de l'événement. Un bilan globalement positif, marqué par l'absence de problème majeur.
Un bilan globalement positif
Interrogé par Midi Libre, Jean-Philippe Nahon a défini le bilan de cette feria comme positif, soulignant que les trois objectifs fixés ont été atteints : prévenir les troubles à l'ordre public, assurer une bonne prise en charge judiciaire et lutter contre l'insécurité routière. « On a attendu un peu avant de communiquer les chiffres, car, souvent, dans les jours qui suivent la feria, il nous arrive de recueillir un certain nombre de plaintes », a-t-il expliqué.
Des violences limitées
Concernant les agressions, 61 bagarres ont été recensées par la préfecture. Un seul blessé par arme blanche a été signalé, le jeudi 5 juin en fin d'après-midi, sur le boulevard Gambetta, dans un contexte de vol de téléphone. Deux ports d'armes prohibés (petits couteaux) ont été constatés, un chiffre bien inférieur à celui de la feria d'Alès. « Pour Nîmes, au vu de la fréquentation importante avec près d'un million de visiteurs, c'est plutôt un bilan rassurant », a commenté le directeur.
Aucune plainte pour atteintes sexuelles
Aucune plainte pour atteintes sexuelles ou agressions liées aux mœurs n'a été enregistrée. Les 84 plaintes déposées concernent principalement des vols et des violences (19). Les signalements de piqûres, évoqués lors des précédentes ferias, n'ont pas été confirmés par les médecins après examen.
Un dispositif policier renforcé
Avec une journée supplémentaire et un nombre accru de bodegas, le dispositif policier a été adapté : jusqu'à 550 agents par jour (police nationale, municipale, CRS, gendarmes et militaires de Sentinelle). La présence a été modulée en fonction des événements sensibles, comme les sorties de corridas ou les fermetures de débits de boissons. Deux policiers espagnols étaient également présents pour assister les nombreux ressortissants espagnols.
Bilan chiffré
- 180 contrôles de débits de boissons, dont 22 infractions (vente d'alcool après fermeture, fermeture tardive, ouverture sans autorisation).
- 91 dépistages de stupéfiants et 98 dépistages d'alcoolémie.
- Une trentaine d'interpellations en flagrant délit pour vols, violences, outrages et menaces.
- Trois procédures pour conduite sous stupéfiants et deux pour conduite en état alcoolique.
« Notre mission est d'éviter que la fête ne vire au drame », a conclu Jean-Philippe Nahon, saluant l'effet dissuasif et préventif de la présence policière.



