Dissolution de La Jeune Garde confirmée par le Conseil d'État
Dissolution de La Jeune Garde confirmée

Le Conseil d'État a rejeté ce jeudi le recours formé par La Jeune Garde et confirmé la dissolution de cette organisation antifasciste et d'extrême gauche lyonnaise, créée par Raphaël Arnault, député La France Insoumise. Dans un communiqué, la haute juridiction estime que la dissolution est « adaptée, nécessaire et proportionnée », entraînant la dissolution immédiate du groupuscule.

Une décision motivée par des actes violents

Le mouvement avait été dissous le 12 juin 2025 par le ministre de l'Intérieur de l'époque, Bruno Retailleau, en raison de son implication dans des actes violents. Le Conseil d'État souligne que « La Jeune Garde a mené et incité à commettre des agissements violents de confrontation et d'exclusion physique de l'espace public, tant par le comportement de ses membres que par ses soutiens à certains comptes sur les réseaux sociaux et son absence de réaction à leurs contenus ».

Le décret de dissolution, pris en Conseil des ministres, énumérait des rixes violentes ou prises à partie à Strasbourg, Paris et Lyon entre 2023 et 2025. Le groupement contestait certains faits, mais le Conseil d'État observe que ses membres prenaient souvent l'initiative de la violence dans l'espace public, sans que le groupement ait condamné de telles actions.

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Une polémique autour de la mort d'un militant d'extrême droite

La Jeune Garde s'est retrouvée au cœur de la polémique après la mort en février 2025 à Lyon du militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque. Plusieurs des agresseurs présumés étaient membres du groupuscule et proches de Raphaël Arnault. Une enquête a été ouverte fin février après un signalement du ministère de l'Intérieur soupçonnant une reconstitution du mouvement antifasciste.

Créée en 2018 par Raphaël Arnault, devenu député en 2024 et siégeant au sein du groupe LFI à l'Assemblée nationale, La Jeune Garde était accusée par le gouvernement de provoquer des agissements violents contre les personnes, provocations souvent suivies d'effets. Le Conseil d'État a jugé que la dissolution était adaptée, nécessaire et proportionnée, mettant fin à l'existence légale de ce groupuscule.

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