Les policiers municipaux de Bègles seront bientôt dotés de pistolets à impulsion électrique, une décision entérinée par le conseil municipal le 21 avril. L'ancien maire Clément Rossignol Puech avait annoncé ce projet en décembre, et son successeur Christian Bagate l'a fait adopter avec quatre voix de l'opposition.
Un outil pour neutraliser les menaces
Éric Trévise, adjoint à la sécurité, a expliqué que cette arme de catégorie B permettra de neutraliser un individu menaçant, par exemple armé d'un couteau. Cette mesure répond à l'élargissement des missions des polices municipales et vise à attirer des candidats dans un contexte de difficultés de recrutement.
Division au sein de l'opposition
La mesure a suscité des débats : cinq élus sur neuf ont voté contre. Julien Lefebvre a dénoncé une instrumentalisation d'un "fantasme d'insécurité généralisée". Vincent Boivinet et Marie-Laure Piroth, issus de la majorité précédente, se sont également opposés, confirmant que le sujet était déjà controversé sous l'ère Rossignol Puech.
L'ancien maire, tout en votant pour, a insisté sur la nécessité de maintenir une police de prévention, de proximité et de dialogue, déplorant le désengagement de l'État. Il s'est réjoui de la baisse de 64,4 % des cambriolages sur un an, annoncée par le ministère dix jours après le second tour.
Médiation et recrutement
Christian Bagate a renvoyé l'opposition à ses désaccords, mais s'est dit en phase sur l'importance de la médiation sociale, intrafamiliale et dans les quartiers. Depuis son élection, il a rétabli l'éclairage public et ambitionne de recruter 30 policiers municipaux et agents de surveillance de la voie publique durant son mandat. Deux policiers sont déjà arrivés le 1er avril, portant l'effectif à sept.



