Dans un éditorial publié dans Le Parisien-Aujourd'hui en France, Nicolas Charbonneau, directeur des rédactions, revient sur l'assassinat de Samuel Paty, survenu en 2020. Il affirme que ce drame était prévisible et aurait pu être évité si le professeur n'avait pas été abandonné face aux mensonges et à la haine en ligne.
Un drame annoncé
Selon Nicolas Charbonneau, tout, dans les onze jours qui ont précédé l'attaque, montrait que la mort de Samuel Paty était évitable. Le professeur a été livré au mensonge et à la rumeur, au déchaînement des réseaux sociaux et à tous ceux qui ont attisé la haine en ligne. Cette folie collective a conduit un islamiste radical à l'égorger et le décapiter à la sortie de son lycée.
La barbarie déjà connue
Le journaliste rappelle que la barbarie pouvait l'emporter sur l'humanité, comme en 2015 avec les attentats de Charlie Hebdo, du Bataclan, de l'Hyper Cacher et des terrasses des cafés. Des dizaines de victimes avaient déjà payé le prix de cette violence.
Cet éditorial, intitulé « Abandonné », souligne l'absence de protection pour Samuel Paty, qui a été laissé seul face à une campagne de haine orchestrée en ligne. Nicolas Charbonneau déplore que les autorités n'aient pas agi pour empêcher ce drame, malgré les signaux d'alarme.



