Les autorités sont de plus en plus sollicitées pour des demandes de retrait de contenus pédopornographiques. C’est ce que révèle le rapport de la magistrate chargée de contrôler ces actions au sein de l’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique).
Un nombre de demandes en hausse
Au total, près de 94 698 demandes de retrait enregistrées ont été vérifiées en 2025, dont 96 % concernent des contenus à caractère pédopornographique. Ce chiffre est en hausse de 8,8 % par rapport à l’année précédente, témoignant d’une aggravation du phénomène.
Banalisation de la violence sexuelle faite aux mineurs
Laurence Pécaut-Rivolier, membre de l’Arcom et conseillère à la Cour de cassation, alerte par ailleurs sur l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle pour créer des représentations de mineurs à caractère pornographique. « Cette nouvelle forme de pédopornographie, bien que mettant en scène des mineurs qui ne sont pas réels, constitue une véritable infraction », souligne-t-elle. « Même en l’absence de victime identifiable, la production et la diffusion de telles images d’intelligence artificielle participent à la banalisation et à la normalisation de la violence sexuelle faite aux mineurs », a-t-elle ajouté.
Face à l’élargissement du dispositif de contrôle, qui inclut désormais à titre expérimental les contenus en ligne qualifiables d’actes de barbarie et de torture, Laurence Pécaut-Rivolier appelle à un renforcement des « moyens humains de l’Office anti-cybercriminalité (OFAC) et de l’Arcom ».



