Assurance maladie : interdire la vente de cigarettes aux jeunes nés après 2009
Cnam : interdiction des cigarettes aux jeunes nés après 2009

L'Assurance maladie cherche à réaliser des économies et mise sur la prévention pour assainir ses finances. Dans son rapport annuel « charges et produits », la Caisse nationale d'Assurance maladie (Cnam) propose une mesure choc : interdire la vente de cigarettes aux personnes nées après 2009. L'objectif est de créer une génération « sans tabac », moins touchée par les maladies respiratoires coûteuses.

Réactions des buralistes

Les buralistes critiquent cette proposition, la qualifiant de « fausse bonne idée, profondément inadaptée aux réalités françaises ». Ils soulignent que la France compte 8 passages frontaliers, ce qui rend difficile l'application d'une telle mesure. Le directeur général de l'Assurance maladie, Thomas Fatôme, a déclaré : « Malgré tout ce qui a été fait, on reste mauvais par rapport à nos voisins » en matière de consommation de tabac.

Autres mesures préventives

La Cnam propose également de rendre le Nutri-Score obligatoire sur les produits emballés et d'ajouter une information sur le caractère ultratransformé des produits, notamment les additifs « néfastes pour la santé ». Elle suggère aussi de rendre obligatoire le port du casque à vélo et sur les engins de déplacement personnels motorisés pour les plus de 12 ans, en raison de la hausse des accidents de trajet : +7,6 % en 2024 et un doublement depuis 2017.

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Campagne de vaccination

La Cnam veut lancer une grande campagne de vaccination contre les pneumocoques pour les plus de 65 ans, avec la même ambition que celle contre la grippe. Actuellement, seulement 18,7 % des 65 ans et plus sont vaccinés, alors que le coût annuel des pneumonies et infections associées est estimé entre 2,7 et 3,4 milliards d'euros.

Réduction du déficit

Malgré ces mesures, le déficit reste « extrêmement élevé », selon Thomas Fatôme : il devrait atteindre 13,8 milliards d'euros en 2026, 15 milliards en 2027 et 17 milliards en 2029. La Cnam vise une réduction des dépenses de 3,9 milliards d'euros en 2027. Pour y parvenir, elle encourage la « déprescription », c'est-à-dire un bilan des médicaments d'un patient pour supprimer ceux inutiles ou risqués.

Révision des soins de kinésithérapie

Enfin, la Cnam prévoit de revoir le mode de rémunération des kinésithérapeutes, qui favorise actuellement « la course à l'acte », afin de maîtriser les dépenses.

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