Menton : l'opposition dénonce un manque d'exemplarité budgétaire
Menton : l'opposition dénonce un manque d'exemplarité

Un budget présenté comme « contraignant »

Ce vendredi 24 avril, le Conseil Municipal de Menton a approuvé le budget primitif 2026. Alors que la majorité le présente comme un budget de responsabilité dans un cadre défavorable, l'opposition dénonce un manque d'exemplarité, notamment sur les indemnités des élus et les frais de représentation.

Les points clés du budget

Le budget de fonctionnement s'équilibre à 76,31 millions d'euros, avec 37,7 millions de charges de personnel. Les recettes atteignent 71,4 millions d'euros, dont 39,9 millions de fiscalité directe locale. La majorité maintient les taux communaux, la progression venant uniquement de la revalorisation nationale des bases à +0,8 %. Les dépenses d'investissement s'élèvent à 22,6 millions d'euros. La dette est de 47,73 millions d'euros, avec une capacité de désendettement de 9,48 ans, sous le seuil d'alerte de 10 ans. L'épargne nette est très faible, à 402 000 euros.

L'opposition critique la hausse des indemnités

L'opposition s'insurge contre l'augmentation des indemnités des élus, passant de 280 000 à 415 500 euros, soit +48 %. Louis Sarkozy et Florent Champion dénoncent une « faute politique et morale ». Loïc Grenard interpelle la maire sur sa propre indemnité, qui passe de 4 192 à 5 179 euros brut mensuels, en plus de ses fonctions régionales et à la Carf. La maire assume, affirmant que l'élu doit être valorisé et dénonçant une « démagogie minable ».

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Frais de représentation et véhicule de fonction

La création d'une enveloppe annuelle de 15 000 euros pour les frais de représentation du maire suscite aussi la controverse. L'opposition juge cette dépense « encombrante » alors que ces frais étaient inexistants en 2025. Le premier adjoint précise qu'il s'agit d'une enveloppe maximale, non d'une somme versée directement. Par ailleurs, la vente d'une DS5, ancien véhicule du maire, pour 9 000 euros, et l'achat d'un nouveau véhicule sont critiqués. L'adjoint aux Finances justifie cette décision par une préconisation des services techniques.

Un dialogue rompu

L'amendement de l'opposition demandant plus de transparence sur l'enveloppe de représentation a été rejeté, la majorité affirmant que « la démocratie ce n'est pas la dictature de la minorité ». Le budget et les hausses ont été adoptés sans l'approbation des groupes d'opposition.

Une gestion « sans cap »

L'opposition déplore également le manque de clarté du budget. Florent Champion regrette l'absence d'orientations concrètes, tandis que Sandra Paire parle d'une « gestion sans cap », avec 55 % des dépenses de fonctionnement consacrées aux personnels. Le premier adjoint répond que la majorité, arrivée récemment, assure la continuité du service en attendant les audits. Parmi les projets, l'installation de vingt caméras pour la sécurité est prévue. Enfin, la création de deux postes supplémentaires au cabinet du maire, pour un coût de 159 000 euros, est critiquée, sans réponse sur leur impact budgétaire.

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