Le musée de la Résistance nationale, situé à Champigny-sur-Marne dans le Val-de-Marne, continue de résister malgré des difficultés financières. Salué par le public et même par le New York Times, ce lieu unique en Île-de-France multiplie les initiatives pour attirer les visiteurs, mais le budget 2026 reste difficile à boucler.
Une fréquentation en hausse
Les visites théâtralisées organisées les 16 et 17 mai ont affiché quasi complet, avec des comédiens incarnant des figures de la Résistance. Selon Fatih Ramdani, directeur administratif et financier, plus de 4 600 visiteurs ont été accueillis entre janvier et avril 2026, soit une hausse de 20 % des réservations d'ateliers et de visites guidées par rapport à 2025. Le musée a également bénéficié d'un article élogieux du New York Times fin avril, qui a mis en avant la richesse des collections et la scénographie moderne, incluant écrans tactiles et douches sonores.
Des initiatives variées
L'équipe propose des visites théâtralisées, une classe en résidence, des médiations à l'hôpital Cochin, et un concours musical. En septembre, une exposition temporaire sur "Les étrangers dans la Résistance" coïncidera avec le concours national de la Résistance et de la déportation, attirant de nombreux élèves.
Des finances fragiles
Malgré ces succès, le budget 2026 peine à être bouclé. Depuis 2022, le musée a perdu 175 000 euros de subventions annuelles, et la facture énergétique atteint près de 100 000 euros. La ville de Champigny a versé 10 000 euros en 2025 pour les collections et 30 000 euros pour le futur Groupement d'intérêt public (GIP), solution espérée pour un financement pérenne. Les besoins annuels sont estimés à 700 000 euros.
Le musée, qui dispose de la plus grande collection nationale d'objets et de documents sur la Résistance, reste optimiste quant à son avenir, malgré les défis financiers.



