Bernadette Chirac : histoire d'une revanche
Le 10 octobre 2000 au palais de l’Élysée, le président Jacques Chirac et son épouse Bernadette posent ensemble. À l’occasion du décès de Bernadette Chirac ce samedi 6 juin, nous republions cet article sur celle qui, brocardée pour son côté vieillot, a fini par se créer sa propre place. Un article paru initialement dans « le Nouvel Observateur » n° 1895, jeudi 1er mars 2001.
« La plus intelligente des trois » : c’est ainsi que la qualifient désormais ceux qui, il y a peu, la brocardaient allègrement. Supplantée par sa fille Claude, ignorée par le président, voici la solitaire de l’Élysée en sauveuse de la chiraquie !
Un rôle longtemps sous-estimé
Bernadette Chirac « a eu du mal à atterrir à l’Élysée » concédait à l’époque son entourage. Et pourtant, son rôle fut indiscutable. Longtemps perçue comme une figure vieillote et effacée, elle a progressivement imposé sa présence et son influence dans les coulisses du pouvoir.
La revanche d'une femme d'influence
Alors que sa fille Claude occupait le devant de la scène médiatique, Bernadette Chirac a su tisser des liens discrets mais solides avec les acteurs politiques et les citoyens. Son engagement dans des causes sociales et son sens du contact lui ont valu une reconnaissance tardive mais méritée.
Ce portrait, initialement publié en 2001, dresse le parcours d'une femme qui, de l'ombre à la lumière, a marqué la vie politique française.



