Le média d'investigation Mediapart a publié ce lundi une enquête affirmant que Jordan Bardella, président du Rassemblement national et pressenti pour devenir Premier ministre si son parti remportait les élections législatives anticipées de juin 2024, aurait proposé au célèbre animateur Cyril Hanouna de lui confier la direction de l'Arcom, le régulateur de l'audiovisuel.
Une proposition controversée
Selon Mediapart, cette offre aurait été faite dans le cadre de discussions informelles. La nomination du directeur de l'Arcom est soumise au vote du Parlement par l'Élysée, sur proposition du Premier ministre. Cyril Hanouna, interrogé par Mediapart, avait qualifié cette information de « blague ».
Le démenti de Jordan Bardella
Jordan Bardella a rapidement réagi sur le réseau social X (anciennement Twitter) pour démentir formellement les allégations. Il a écrit : « Règle numéro 1 de la déontologie journalistique : toujours vérifier ses informations. Contrairement à ce qu'affirme Mediapart, je n'ai jamais proposé "la tête de l'ARCOM" à Cyril Hanouna. »
Les relations tendues entre Hanouna et l'Arcom
Cyril Hanouna est notoirement en conflit avec l'Arcom, qui a infligé plusieurs amendes à son émission « Touche pas à mon poste » sur C8 pour des propos jugés excessifs. L'Arcom a également décidé de ne pas renouveler la fréquence de diffusion de la chaîne du groupe Bolloré. Depuis, Hanouna a rejoint la chaîne W9, où il anime un nouveau talk-show intitulé « TBT9 ».
Cette affaire intervient dans un contexte politique tendu, à l'approche des législatives anticipées. Le RN, crédité de bonnes intentions de vote, pourrait être amené à former un gouvernement si les résultats le permettent. La proposition présumée à Hanouna, si elle était avérée, soulèverait des questions sur l'indépendance du régulateur audiovisuel.



