Une touriste suisse arrêtée et expulsée des États-Unis pour travail illégal
Touriste suisse arrêtée à New York pour travail illégal

Alors qu'elle pensait simplement fêter son anniversaire à New York, une touriste suisse de 36 ans a vécu un véritable cauchemar. Arrêtée à l'aéroport JFK le 9 avril dernier, elle a été placée en détention pendant 24 heures avant d'être expulsée vers la Suisse. Accusée de travail illégal, elle raconte son calvaire.

Un voyage qui tourne au drame

Enseignante en ligne et étudiante en sciences de l'éducation, cette Suissesse avait déjà vécu et travaillé à New York pendant plusieurs années. Elle avait dû rentrer en Suisse pendant la pandémie de Covid-19, mais continuait de se rendre chaque année dans la ville qui l'avait accueillie. Cependant, le 9 avril dernier, rien ne s'est passé comme prévu. Selon nos confrères suisses de la NZZ, elle a été directement interpellée à l'aéroport international John F. Kennedy.

Un interrogatoire musclé

Après avoir répondu aux questions habituelles des agents frontaliers (durée du séjour, adresse de résidence), un agent lui a ordonné : « Suivez ce monsieur ». Conduite dans une salle avec d'autres voyageurs, les autorités ont remis en cause la fréquence de ses voyages aux États-Unis. Elles ont également pointé du doigt un rendez-vous programmé avec des élèves américains, prévu par l'enseignante. La touriste a tenté de se défendre en expliquant qu'elle venait pour des vacances et n'avait pas l'intention d'enseigner. « Soit je dis que je viens travailler, soit ils m'envoient en prison. J'ai demandé un avocat, on m'a répondu que je n'avais aucun droit car je ne suis pas une citoyenne américaine », témoigne-t-elle.

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Une détention traumatisante

Finalement, elle apprend qu'elle ne pourra pas entrer sur le territoire américain. « J'ai pleuré pour la première fois », confie-t-elle. Elle est fouillée, menottée aux poignets, au ventre et aux chevilles, puis attachée à une chaise. Incapable de prévenir qui que ce soit avant 22 heures, elle est ensuite transférée dans un centre de détention dans le New Jersey. Ce centre, prévu pour 250 places, en accueillait 350 ce jour-là. Elle doit négocier durement pour obtenir des serviettes hygiéniques. On lui remet une tenue : « Bleu pour nous qui avions des problèmes avec le service de l'immigration, orange pour les détenus qui étaient là pour un délit. »

Un médecin compatissant

Au bout de cinq heures, elle peut enfin voir un médecin, « le premier à me traiter avec respect ». Selon ce dernier, depuis le retour de Donald Trump à la présidence, au moins deux Européens par jour subissent un traitement similaire. Après 24 heures d'arrestation, elle est expulsée vers la Suisse, profondément marquée par cette expérience.

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