Nouvelle passe d'armes entre Emmanuel Macron et Bruno Retailleau ! Lundi, le président des Républicains a vivement répondu aux déclarations d'Emmanuel Macron sur les relations avec l'Algérie, après que le chef de l'Etat a critiqué « tous les mabouls » prônant une rupture avec Alger lors d'un déplacement en Ariège.
Un « faux prétexte » selon Retailleau
Dans un communiqué, Bruno Retailleau a contesté l'argumentaire présidentiel, estimant que l'exemple des médecins étrangers relevait d'un « faux prétexte » visant à « dissimuler les vrais problèmes ». Il a recentré le débat sur la question des obligations de quitter le territoire français (OQTF), affirmant : « Le problème, ce ne sont pas les médecins algériens mais les centaines d'OQTF dangereux qui n'ont plus rien à faire en France et que le régime d'Alger refuse de reprendre ».
Critique de la stratégie diplomatique française
Bruno Retailleau a également critiqué la stratégie diplomatique de l'exécutif, jugeant que « la politique des bons sentiments est condamnée à l'échec » face aux autorités algériennes. Il a ajouté qu'« aucune douleur de l'Histoire ne donne le droit à ses dirigeants d'humilier et d'insulter la France », marquant ainsi son opposition à une approche jugée trop conciliante.
Les propos de Macron en Ariège
A l'origine de cette passe d'armes, Emmanuel Macron avait défendu, le même jour à Lavelanet, la nécessité de maintenir un dialogue avec Alger. Il avait aussi dénoncé les difficultés administratives imposées aux praticiens diplômés hors Union européenne, évoquant un système « encore le bordel » et « la folie du système français », tout en assurant : « Je ne vise personne ».



