Mort de Quentin à Lyon : Mélenchon affirme que LFI n'a "rien à voir" avec l'affaire
Mélenchon : LFI n'a "rien à voir" avec la mort de Quentin à Lyon

Mélenchon défend LFI après la mort de Quentin à Lyon

En meeting à Montpellier ce dimanche 15 février, Jean-Luc Mélenchon est revenu avec fermeté sur la mort tragique du jeune Quentin, militant nationaliste, lors d'une rixe survenue à Lyon. L'ancien candidat à la présidentielle a vivement contesté les accusations portées contre les militants de La France Insoumise, affirmant que son mouvement n'avait "rien à voir avec cette histoire".

Un contexte politique tendu

Le drame s'est produit alors que des militantes du groupe Némésis manifestaient contre la présence de Rima Hassan, députée européenne LFI, qui donnait une conférence à Sciences-Po Lyon. Quentin se trouvait aux côtés de ces manifestantes. Tout au long de la journée, de nombreuses réactions politiques ont mis en cause la violence des militants insoumis, créant une polémique nationale.

"Nous exprimons notre sidération et notre compassion"

Jean-Luc Mélenchon a d'abord insisté sur l'émotion provoquée par cet événement : "Nous exprimons notre sidération mais aussi notre empathie et notre compassion pour la famille, pour les proches". Il a ajouté avec conviction : "Enfin, nous ne sommes pas devenus si fous pour considérer que ceux qui souffrent, du moment qu'ils n'ont pas nos idées, ne nous intéressent pas".

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Un engagement ferme contre la violence

Le leader de LFI a longuement développé sa philosophie de non-violence : "J'ai dit des dizaines de fois que nous étions hostiles et opposés à la violence. J'ai dit autant de fois que la non-violence était un choix fondamental, philosophique, pour une raison, c'est que la violence rabougrit nos mouvements". Il a martelé que "la violence a fait la preuve partout où elle a été appliquée de son inutilité".

La version des faits selon Mélenchon

Mélenchon a ensuite détaillé sa version des événements, contestant les récits médiatiques : "Tous les récits qui ont été faits dans les heures qui ont suivi n'ont aucun rapport avec la réalité". Il a expliqué que Rima Hassan était arrivée à 18h20 et avait parlé pendant plus d'un quart d'heure sans incident.

Le point crucial selon lui : "Le jeune Quentin a été pris en charge par les secours à 19h40. Autrement dit, entre 18h20, heure à laquelle Rima Hassan parle avec des gens, et 19h40, tout s'est passé ailleurs qu'à l'endroit où se trouvaient Rima et le service d'ordre des Insoumis".

Une distance géographique significative

Mélenchon a insisté sur un élément spatial déterminant : "Il a été retrouvé 1h20 après à deux kilomètres de l'endroit où a lieu la réunion. Deux kilomètres, un arrondissement et deux fleuves à passer. Voilà la vérité". Cette distance physique lui permet d'affirmer avec force que son mouvement est étranger aux événements tragiques.

Une défense en règle de son mouvement

Face aux accusations, le leader insoumis a retourné la situation : "Que ce soit bien clair, c'est nous qui sommes agressés, réunion après réunion". Il a dénoncé les intentions des manifestants : "Ces gens se vantent d'être venus à une de nos réunions pour l'empêcher de fonctionner".

En conclusion, Jean-Luc Mélenchon a réitéré sa position sans ambiguïté : "Par conséquent, nous n'avons rien à voir. Elle n'a rien à voir avec ce qui s'est passé", refermant ainsi son intervention sur cette affaire qui continue d'agiter le paysage politique français.

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