Le Gardois Daniel Larribe, ancien otage au Niger, a déclaré ce mardi sur RTL qu'il continuerait à porter la barbe tant que les derniers otages français ne seront pas libérés. « C'est en soutien à tous nos camarades qui sont restés sur place, aux otages qui sont encore détenus », a-t-il expliqué, confirmant qu'il la raserait lorsque tous les Français captifs auront retrouvé la liberté.
Une réponse aux critiques du FN
Ces précisions interviennent après les propos de Marine Le Pen le 31 octobre, qui s'était étonnée des habits, barbes et chèches de Marc Féret et Pierre Legrand, ex-otages d'Arlit, à leur retour en France. Florian Philippot, numéro deux du FN, avait évoqué une « maladresse », suggérant que leur libération « arrangeait » le gouvernement. La mère de Pierre Legrand avait alors souligné que le maintien de la barbe et du chèche était un geste de solidarité envers les otages toujours captifs.
Hommage à Théodore Monod et Charles de Foucauld
Daniel Larribe a également précisé que sa barbe était « une façon de rendre hommage, comme je suis un peu naturaliste, à deux personnes, Théodore Monod et le père de Foucauld », qui portaient tous deux la barbe. Interrogé sur une éventuelle rançon, il a affirmé n'avoir « pas de renseignements » sur les négociations, menées sans doute par son employeur Areva. « Je n'ai pas fait partie du processus de négociation et les gens ne nous ont rien dit. On était tenu à l'écart », a-t-il ajouté.
Sept Français encore otages dans le monde
Parmi les otages toujours détenus figurent Serge Lazarevic, enlevé au Mali (dont la fille s'est dite déçue par le gouvernement), Gilberto Rodriguez Leal au Sahel, Francis Collomp au Nigeria, et quatre journalistes en Syrie : Didier François, le Gardois Édouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torrès.



