Le gouvernement effectuera un point « tous les dix jours » sur les surplus fiscaux générés par la hausse des prix des carburants, issue elle-même du conflit au Moyen-Orient, a annoncé lundi soir Sébastien Lecornu. « La crise énergétique liée à la guerre en Iran ne doit enrichir personne. L’État joue la transparence : tous les 10 jours, nous publierons ce que rapportent les taxes sur les carburants », a écrit le Premier ministre sur le réseau social X.
Un suivi régulier des recettes fiscales
À date, sur mars-avril, la flambée des prix à la pompe a engendré 190 millions d’euros de recettes fiscales supplémentaires par rapport à la même période de l’an dernier, a précisé Sébastien Lecornu. Les Français consomment moins, ce qui engendre « moins de taxes fixes (accises) », mais les prix sont plus élevés, ce qui génère « plus de TVA ». Le résultat est un surplus de recettes qui financera « intégralement » les aides promises aux secteurs touchés et aux « grands rouleurs », a encore expliqué le chef du gouvernement.
Le surplus « ne sera pas conservé par l’État : il financera intégralement les 380 millions d’euros d’aides déjà annoncées », a ajouté Sébastien Lecornu. Cette mesure vise à garantir que les recettes supplémentaires issues de la hausse des prix des carburants soient entièrement reversées pour soutenir les ménages et les professionnels les plus impactés par la crise énergétique. Le gouvernement s’engage ainsi à une transparence totale sur l’utilisation de ces fonds, avec un rapport détaillé tous les dix jours.



