Bruno Retailleau investi par LR pour 2027 : une primaire évitée, mais des divisions persistent
Bruno Retailleau investi par LR pour 2027, primaire en suspens

Bruno Retailleau obtient l'investiture des Républicains pour la présidentielle 2027

Les adhérents du parti Les Républicains ont donné un coup d'accélérateur décisif à la candidature de Bruno Retailleau pour l'élection présidentielle de 2027. Dimanche 19 avril 2026, lors d'une consultation interne, ils ont approuvé sa candidature à une large majorité de 73,8 %, évitant ainsi le passage par une primaire. Cette décision propulse directement le patron du parti dans la course à l'Élysée, bien qu'il soit actuellement distancé dans les sondages par Edouard Philippe.

Une légitimité renforcée, mais une participation limitée

La consultation a mobilisé environ 45 000 votants parmi les 76 000 adhérents du parti, soit un taux de participation de 60 %. Ce score confère une certaine légitimité à Bruno Retailleau, qui s'était lancé dans la présidentielle dès février, avant même cette consultation. Cependant, ce résultat ne met pas fin aux débats internes, car l'idée d'une primaire ouverte à l'automne, destinée à rassembler la droite et le centre, reste défendue par plusieurs figures du parti, dont Michel Barnier.

Le candidat, âgé de 65 ans et ancien ministre de l'Intérieur sous les gouvernements de Michel Barnier et François Bayrou, a promis d'être un candidat de rassemblement et de relèvement de la France. Il vise notamment à reconquérir les électeurs partis vers le Rassemblement national, une ambition qui suscite des réactions sceptiques au sein de l'Union des droites pour la République, le parti d'Éric Ciotti.

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Des divisions internes et des rivalités persistantes

Malgré cette victoire interne, Bruno Retailleau fait face à des défis majeurs. Laurent Wauquiez, partisan d'une primaire ouverte incluant des figures allant de Gérald Darmanin à Sarah Knafo, a voté blanc et dénoncé un jeu de dupes. D'autres ténors, comme David Lisnard, Jean-François Copé et Xavier Bertrand, expriment leur mécontentement ou préparent leurs propres candidatures, risquant de créer un schisme au sein du parti.

Michel Barnier, quant à lui, continue de défendre l'idée d'un conclave pour désigner un candidat unique à droite et au centre, affirmant se sentir capable d'être président de la République. Cette position souligne les tensions persistantes, alors que Bruno Retailleau, poussé par son entourage à accélérer, prévoit de constituer son équipe de campagne dès cette semaine et de détailler son programme sur des thèmes comme les institutions et la famille.

En résumé, l'investiture de Bruno Retailleau marque une étape clé pour Les Républicains, mais elle laisse ouvertes des questions cruciales sur l'unité de la droite et la stratégie à adopter face à des concurrents comme Edouard Philippe et Jordan Bardella.

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