Le ralliement politique de Marie Passieux à Clermont-l'Hérault
Marie Passieux, conseillère départementale et ancienne figure de l'opposition clermontaise, a officiellement annoncé son ralliement à la liste du maire sortant Gérard Bessière pour les prochaines élections municipales de mars. Ce revirement politique, longuement mûri, marque un tournant significatif dans le paysage politique local.
Du statut de concurrente à celui de soutien
En 2020, Marie Passieux s'était présentée contre Gérard Bessière, arrivant même en tête au premier tour. La pandémie de Covid-19 avait interrompu le processus électoral, et quatre mois plus tard, elle s'était retrouvée face à quatre candidats unis contre elle, perdant finalement de justesse. "Il a fallu un peu de temps pour digérer cela", reconnaît-elle aujourd'hui.
Pendant plusieurs années, elle a exercé ce qu'elle qualifie d'opposition constructive, se positionnant non pas comme une adversaire systématique, mais comme une force de proposition et de questionnement. "Être dans l'opposition ce n'est pas être contre tout ce qui est proposé mais être à l'écoute et poser les questions qui, peut-être, embarrassent", explique-t-elle.
L'évolution progressive vers un rapprochement
Au fil du mandat, Marie Passieux a observé avec attention la mise en œuvre des projets municipaux :
- Le développement des équipements et infrastructures
- La réhabilitation du centre-ville, un dossier particulièrement sensible
- La gestion financière de la commune
- La capacité à obtenir des subventions
"Nous nous sommes apprivoisés", confie-t-elle, évoquant le temps nécessaire à ce rapprochement politique. Elle a progressivement constaté le travail accompli par les équipes municipales et le respect obtenu par Gérard Bessière auprès des institutions environnantes.
La méthode Bessière : un facteur déterminant
Ce qui a finalement convaincu Marie Passieux, c'est autant le projet que la méthode de travail. "J'ai adhéré au projet mais aussi à la méthode : nous avions un maire solide, qui tenait son cap, constructif", affirme-t-elle. Elle souligne particulièrement l'opiniâtreté du maire sortant, qu'elle compare à un bulldozer qui ne lâche rien.
Sur le plan financier, elle reconnaît avoir eu des interrogations initiales, s'étant même abstenue sur plusieurs budgets. Cependant, elle constate aujourd'hui que "même financièrement, ils menaient bien leur barque", notamment grâce à leur capacité à obtenir des subventions substantielles.
Un positionnement stratégique pour l'avenir
Bien que non éligible sur la liste "Allez Clermont-l'Hérault !", Marie Passieux justifie son engagement par sa volonté de continuer à œuvrer pour le territoire. En tant que conseillère départementale, elle estime pouvoir jouer un rôle de relais essentiel entre la municipalité et le Département.
Elle cite notamment le projet de la Filandière, ancienne école Vilar, comme exemple de dossier où sa double casquette pourrait être précieuse. "Cela fait 30 ans que tout le monde dit qu'il faut y faire quelque chose. Tout le monde s'y est cassé les dents", rappelle-t-elle, saluant la persévérance de l'équipe municipale sur ce dossier complexe.
Une vision pour Clermont-l'Hérault
Pour Marie Passieux, le rayonnement actuel de Clermont-l'Hérault sur le Cœur d'Hérault, dans le département et même la région, constitue un argument décisif. "Aujourd'hui, on parle de la ville avec respect", constate-t-elle, avant d'ajouter : "Je ne vois pas d'autre équipe que celle de Bessière pour tenir le cap pendant les prochaines années."
Son ralliement symbolise ainsi la reconnaissance du travail accompli et la confiance dans la capacité de l'équipe sortante à poursuivre la transformation de la ville, particulièrement sur des dossiers structurants comme la revitalisation du centre-ville.