Jean-René Etchegaray défend ses investissements et présente ses priorités pour un troisième mandat à Bayonne
Etchegaray défend ses investissements et ses priorités pour Bayonne

Jean-René Etchegaray en campagne pour un troisième mandat à la mairie de Bayonne

Le maire sortant de Bayonne, Jean-René Etchegaray, représentant la liste Bayonne l’essentiel c’est vous ! sous l’étiquette Renaissance, se présente aux élections municipales des 15 et 22 mars prochains. Cet ancien avocat en droit public, qui occupe le fauteuil de maire depuis 2014, brigue ainsi un troisième mandat consécutif. Il justifie sa candidature par le sentiment qu’il reste beaucoup à accomplir pour la ville, après avoir servi comme adjoint à l’urbanisme puis premier adjoint à la Culture sous l’ancien maire Jean Grenet.

Un casting électoral similaire à 2020

Le président sortant de la Communauté d’agglomération Pays basque (CAPB) affrontera des adversaires familiers, dans une configuration proche des municipales de 2020. Parmi eux, Jean-Claude Iriart mène une liste d’union de la gauche, rassemblant des abertzale, Demain Bayonne, des écologistes, des membres du PS et Génération.s. Henri Etcheto représente Bayonne tout simplement, basé sur son groupe Bayonne ville ouverte, incluant des membres du PS et du PC. Enfin, Pascal Lesellier conduit une liste marquée à l’extrême droite, complétant le panorama électoral.

La défense des investissements contestés

Interrogé sur les accusations de dépenses somptuaires portées par ses opposants, Jean-René Etchegaray rejette fermement l’étiquette de pharaon. Il assume les investissements réalisés durant le mandat 2020-2026, qui s’élèvent à 170 millions d’euros, contre 120 millions lors de la précédente mandature. Cette hausse est principalement liée à trois projets majeurs : l’AB Campus (sportif), la médiathèque du centre-ville et le musée Bonnat-Helleu (culturels).

Le maire insiste sur le fait que ces investissements ne sont pas excessifs, notamment grâce à des financements extérieurs substantiels : 57% pour le musée Bonnat et 50% pour la médiathèque. Il souligne que de telles opportunités ne seraient plus possibles aujourd’hui, dans un contexte de crise des finances publiques, tant au niveau national que local. Le ratio de désendettement de la Ville, estimé à 6,2 ans en 2025, reste bien inférieur au seuil normal de 10-12 ans, selon ses dires.

Les priorités pour le prochain mandat

Malgré les réalisations passées, Jean-René Etchegaray identifie plusieurs chantiers à poursuivre. Il cite notamment :

  • La rénovation d’équipements sportifs, comme la salle Lauga.
  • Les travaux de rénovation des écoles et la végétalisation des cours de récréation.
  • Le renforcement de la protection et de la sécurité dans les quartiers.

Il évoque aussi la nécessité de soutenir les populations en précarité ou isolées, en particulier les femmes, qui assument souvent les tâches familiales. Pour cela, il propose la création de lieux de répit dans plusieurs quartiers, avec du personnel qualifié pour offrir un soutien.

Un engagement fort sur le logement social

Le maire sortant place la question du logement social en tête de ses priorités. Bayonne, considérée comme l’une des villes les moins riches du Pays basque en termes de revenu fiscal par habitant, bénéficie déjà de la subvention municipale au Centre communal d’action sociale la plus élevée du département. Jean-René Etchegaray souhaite approcher les 30% de logements sociaux, dépassant ainsi l’obligation légale de 25%.

Il défend une approche de mixité, évitant la concentration des logements sociaux sur un seul territoire. Actuellement, sur les 9 000 logements appartenant à Habitat Sud Atlantique (le bailleur social de la CAPB), près de 7 000 sont sociaux. En tant que président de la CAPB, il déplore le retard structurel de certaines communes en la matière.

Santé et charge de travail : des questions personnelles abordées

À 73 ans, Jean-René Etchegaray répond aux interrogations sur sa capacité à assumer un nouveau mandat. Il affirme avoir pris sa décision après des examens de santé positifs, garantissant sa capacité à exercer pleinement ses fonctions. Il se dit prêt à tirer les conclusions nécessaires si des difficultés surgissaient, mais assure à ses concitoyens qu’il assumera ce mandat avec engagement et conscience.

Sur sa possible réélection à la présidence de la CAPB en 2026, il reste évasif, précisant que s’il est maire, il siégera dans l’exécutif, considérant l’inverse comme un non-sens. Il reconnaît la lourdeur de la charge, mais la juge compatible avec son rôle de maire.