Philippe Dessertine, l'ancien candidat bordelais, sort enfin du silence
Pour la première fois depuis son retrait brutal avant le second tour des élections municipales de Bordeaux, Philippe Dessertine, surnommé le "troisième homme" du scrutin, s'est exprimé publiquement. L'économiste est apparu dans l'émission "Bonjour chez vous" diffusée sur Public Sénat, où il a évoqué la crise actuelle avant de revenir longuement sur son expérience politique récente.
Un retrait assumé, sans regrets ni rumeurs
Qualifié pour le second tour avec un score remarquable de 20,20 % des voix, Philippe Dessertine a choisi de se retirer de la course à la mairie. Interrogé sur les raisons de cette décision, il a refusé d'alimenter les rumeurs concernant d'éventuelles pressions subies. "Je pense qu'à partir du moment où vous n'allez pas être maire, vous ne serez pas maire, c'est tout", a-t-il résumé sobrement.
Il a ajouté : "J'aurais aimé être maire mais je pense qu'objectivement je n'allais pas l'être". L'ancien candidat a également confirmé son souhait d'alternance, déclarant : "Je souhaitais l'alternance, oui. Je pense qu'il fallait quelque chose de nouveau dans ma ville, absolument".
Une expérience politique décrite comme "extraordinaire"
Philippe Dessertine dresse un bilan très positif de sa campagne, qu'il qualifie d'"expérience extraordinaire, que je conseille à tout le monde et notamment aux jeunes gens". Il met en avant son projet citoyen axé sur le "voter pour", qui a selon lui rencontré une adhésion exceptionnelle.
"J'ai proposé un projet citoyen, un vrai projet, et j'ai eu une adhésion extraordinaire alors que je partais de rien", a-t-il souligné. "Des citoyens qui ne s'engageaient pas jusque-là se sont engagés parce qu'ils se sentaient prêts".
Il voit dans cette mobilisation une leçon pour l'avenir et un "changement de modèle" nécessaire, qui "va supposer une adhésion positive des citoyens". Pour Dessertine, la politique et l'économie sont l'affaire de tous les Français, qui en subissent les conséquences au quotidien.
Un retour à la vie civile, mais pas un adieu à la politique
Depuis son retrait, Philippe Dessertine est "redevenu professeur" et affirme que "tout va bien". Concernant un éventuel retour en politique, il répond avec prudence : "En tant que citoyen, je ne tournerai jamais la page de la politique parce que c'est mon pays, c'était ma ville, je l'ai au cœur".
Mais lorsqu'on l'interroge sur une candidature future, peut-être en 2032 ou 2033, il est catégorique : "Là, franchement, ce n'est absolument pas prévu". L'économiste semble donc avoir fait le choix d'un retour à sa vie professionnelle, tout en conservant un œil attentif sur la vie politique de sa ville et de son pays.



