Starmer au bord du gouffre: la nomination d'un proche d'Epstein à Washington menace son mandat
Starmer menacé par la nomination d'un proche d'Epstein à Washington

Starmer face à la tempête Epstein: une nomination qui pourrait coûter son poste

La publication de nouveaux documents américains concernant l'affaire Jeffrey Epstein a plongé Londres dans une crise politique majeure. Keir Starmer, le Premier ministre britannique, se retrouve aujourd'hui au bord du gouffre après avoir nommé Peter Mandelson, une figure controversée liée au financier condamné, au poste stratégique d'ambassadeur à Washington.

Une nomination qui fait vaciller le gouvernement

Les révélations du ministère américain de la Justice ont mis en lumière des informations explosives concernant la relation entre Peter Mandelson et Jeffrey Epstein. Alors que la nomination de Mandelson avait été validée en décembre 2024, les nouveaux documents suggèrent qu'il aurait transmis des informations confidentielles au financier américain, condamné en 2008 pour trafic de prostituées mineures.

La pression monte inexorablement sur Keir Starmer, accusé d'avoir fermé les yeux sur les zones d'ombre entourant cette relation. Le Premier ministre est désormais lâché de toutes parts, avec des démissions au sein de son cabinet et des appels à sa propre démission venant même du Parti travailliste écossais.

Un aveuglement collectif dénoncé

Ce qui rend cette affaire particulièrement explosive, c'est qu'elle révèle un aveuglement collectif de toute la classe politique britannique. Au moment de la nomination de Mandelson, son amitié avec Epstein était déjà de notoriété publique. Pourtant, personne n'a soulevé d'objections sérieuses.

En décembre 2024, Peter Mandelson était même pressenti pour diriger l'Université d'Oxford, démontrant que dans les cercles du pouvoir, ce "Prince des ténèbres" n'était pas considéré comme infréquentable. Les médias et les élites universitaires ont participé, volontairement ou non, à cette omerta.

Deux scénarios catastrophiques pour Starmer

Deux interprétations s'affrontent dans cette affaire qui pourrait emporter le Premier ministre:

  • La thèse de la faute de jugement: Keir Starmer aurait fait une erreur monumentale en faisant confiance à Mandelson sans percevoir l'ampleur réelle de ses liens avec Epstein. Le Premier ministre aurait été trompé par son ambassadeur.
  • La thèse du mensonge d'État: Plus grave encore, Starmer aurait sciemment minimisé la relation entre Mandelson et Epstein, mettant délibérément en danger la sécurité nationale en plaçant à Washington un homme soupçonné d'avoir transmis des informations confidentielles à un prédateur condamné.

Downing Street en état d'urgence

Que ce soit par naïveté ou par cynisme, le résultat est identique: Keir Starmer est politiquement isolé. Son chef de cabinet et son directeur de la communication ont quitté leurs fonctions. La confiance envers le gouvernement s'est érodée, et dans un pays épuisé par les scandales à répétition, la population ne veut plus entendre d'explications.

Le Premier ministre joue désormais sa survie politique sur cette affaire. S'il est devenu le bouc émissaire de cette crise, c'est peut-être parce que le véritable coupable n'est pas un homme, mais tout un système qui a choisi de fermer les yeux sur des relations compromettantes au nom de la realpolitik.

Les nouveaux documents américains ont changé la donne, transformant ce qui était considéré comme une simple relation mondaine en une affaire de sécurité nationale. La question centrale reste: qu'est-ce que Keir Starmer savait vraiment au moment de la nomination? Mandelson affirme qu'on ne lui a jamais demandé de s'expliquer sur ses liens avec Epstein, ce qui soulève des interrogations troublantes sur le processus de sélection.

Dans les couloirs du pouvoir britannique, l'atmosphère est à l'état d'urgence. Cette affaire Epstein-Mandelson pourrait bien emporter non seulement un ambassadeur, mais peut-être aussi un Premier ministre, révélant au passage les failles d'un système politique qui a trop longtemps fermé les yeux sur les fréquentations douteuses de ses élites.