Dans un contexte d'extrême instabilité politique, Israël devrait organiser en octobre 2026 son sixième scrutin législatif en seulement sept ans. Alors que le pays se prépare à une nouvelle élection, des milliers d'Israéliens expatriés se mobilisent pour ne pas être exclus du processus démocratique.
L'initiative "Fly and vote"
Israël est l'un des derniers pays à ne pas autoriser ses citoyens à voter depuis l'étranger. Qu'ils soient expatriés de longue date, en voyage temporaire ou contraints par leur profession (comme les personnels de bord), ils ne peuvent pas exercer leur droit de vote. Face à cette exclusion, des militants israéliens pro-démocratie ont lancé l'initiative "Fly and vote". L'objectif est de permettre au plus grand nombre de rentrer en Israël en octobre pour participer aux législatives.
Un enjeu électoral crucial
Selon Josh Drill, un militant impliqué dans l'initiative, "quelques milliers de voix peuvent être déterminantes pour amener un ou deux députés libéraux de plus à la Knesset, où la majorité se décroche à seulement 61 mandats. Et nous sommes plusieurs centaines de milliers à être privés de droit de vote." Les expatriés espèrent ainsi faire basculer le Parlement en faveur de députés libéraux et chasser Benyamin Nétanyahou du pouvoir.
Une mobilisation croissante
Les organisateurs de "Fly and vote" travaillent à coordonner les retours en Israël, en négociant des tarifs de vol groupés et en organisant des transports vers les bureaux de vote. Ils estiment que leur action pourrait inverser la tendance politique, dans un pays où les élections se jouent souvent à quelques milliers de voix près.
Cette initiative reflète la détermination des Israéliens de l'étranger à peser sur l'avenir politique de leur pays, malgré les obstacles législatifs. Le scrutin d'octobre 2026 s'annonce décisif, et les expatriés comptent bien y jouer un rôle clé.



