Charles III à Washington : Trump évoque le béguin de sa mère pour le roi
Charles III à Washington : le béguin de la mère de Trump

Entre le président étasunien et le souverain britannique, lors de la visite officielle à Washington, les échanges ont été marqués par une avalanche d'amabilités et d'attentions. Charles III a fait sensation par son flegme et son humour typiquement british. De son côté, Donald Trump a tenté de faire bonne figure, osant une anecdote privée et sentimentale qui a surpris l'assistance.

L'anecdote sur la mère de Trump

Alors qu'il accueillait Charles III à la Maison-Blanche, Donald Trump a soudain raconté comment sa mère, d'origine écossaise, avait eu le béguin pour Charles, lorsqu'il était encore jeune prince héritier. « Je me souviens qu'elle me disait : "Regarde le jeune Charles, il est tellement mignon." Ma mère avait un faible pour Charles. Je me demande ce qu'elle en pense, d'où elle est », a-t-il lancé devant le monarque, visiblement gêné.

Fort heureusement, Donald Trump, toujours fasciné par les royals, s'est arrêté là dans ses confidences, évitant toute allusion à Diana. Car sur ce sujet, les deux hommes ont également des souvenirs, entre regrets et obsessions.

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Le souvenir de Diana

En franchissant le seuil de la Maison-Blanche, Charles s'est sans doute souvenu de son voyage officiel aux bras de Lady Di en 1985, qui avait subjugué la presse américaine. En robe bleu nuit et collier de saphir, la princesse de Galles avait dansé avec John Travolta, la star de Grease – une séquence mise en scène par la first lady Nancy Reagan. Les photos firent le tour du monde, éclipsant Charles, relégué au rôle de simple spectateur.

Quant à Donald Trump, toujours attiré par l'éclat et la célébrité, il avait des vues sur Diana. « Je n'ai qu'un regret dans le domaine des femmes : n'avoir jamais eu l'occasion de faire la cour à Lady Diana Spencer », expliquait-il à la fin des années 1990 dans son livre The Art of the Comeback. « Je l'ai rencontrée à plusieurs reprises, elle était une véritable princesse, une femme de rêve. »

Les tentatives de Trump pour approcher Diana

Il a pourtant bien essayé de l'approcher lorsqu'elle était séparée de Charles. Lors d'un dîner de charité, il lui aurait proposé une carte de son fameux club de Mar-a-Lago, en Floride. Et pendant plusieurs mois, il l'a harcelée jusqu'à son palais de Kensington – son couple avec l'actrice Marla Maples battait alors de l'aile. « Il a bombardé Kensington d'énormes bouquets, d'une valeur de plusieurs centaines de livres », expliquait Selina Scott, une proche de la princesse, en 2015 au Sunday Times.

Des fleurs à la poubelle

« Trump voyait clairement Diana comme la femme trophée ultime. Quand les roses et les orchidées ont fini par s'entasser dans son appartement, elle s'est demandé comment réagir, elle commençait à redouter une forme de fixation », se remémorait aussi Selina Scott. Et quand il lui a proposé un dîner en tête-à-tête, Diana s'est inquiétée : « Qu'est-ce que je dois faire ? Il me fiche la chair de poule. » Elle finira par jeter les fleurs à la poubelle.

Un affront que n'a jamais vraiment digéré le milliardaire américain. « Je pense que j'aurais pu l'avoir », avait-il lancé, avec sa délicatesse habituelle, à l'animateur Howard Stern, après la mort brutale de la princesse. « Elle était folle, mais c'est un détail sans importance. » On imagine la tête de Charles quand il lut ces commentaires dégradants à l'encontre de son ex-épouse, rapportés dans la presse britannique. Et le mépris souverain qu'il doit porter in petto à ce malotru sans retenue.

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