Une étude ukrainienne menée par Olha Reshetylova, médiatrice militaire ukrainienne, met en lumière l'impact psychologique dévastateur des combats prolongés sur les soldats. Selon les résultats, les troupes déployées plus de quarante jours consécutifs sur le front développent une apathie profonde, les amenant à ne plus se soucier de leur propre survie. Cette recherche, rapportée par le Kyiv Independent, souligne que la guerre affecte non seulement les corps mais aussi les esprits.
Une apathie qui compromet l'efficacité au combat
Les travaux de Reshetylova indiquent que les déploiements prolongés entraînent une tension psychologique intense, réduisant significativement l'efficacité opérationnelle des soldats. La médiatrice dénonce le non-respect de la limite réglementaire d'affectation de quinze jours, ce qui conduit certaines unités à rester sur le front pendant des mois sans relève. "C'est une norme obsolète que personne ne respecte, ce qui signifie qu'il n'y a en réalité aucune limite", explique-t-elle.
Vers une société militarisée
Face à ces constats, Olha Reshetylova plaide pour un changement à long terme dans l'approche de la mobilisation en Ukraine. Elle estime que le pays doit "devenir une société militarisée où chacun est prêt à rejoindre les forces armées". Ces conclusions interviennent dans un contexte de difficultés de recrutement et de pénuries d'effectifs au sein de l'armée ukrainienne, rendant la question de la mobilisation plus cruciale que jamais.
Cette étude illustre les défis humains auxquels l'Ukraine est confrontée dans sa guerre contre la Russie, où la santé mentale des soldats devient un enjeu stratégique majeur.



